21 octobre : Des temples zen de Kyoto, restons zen !

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Journée coup de ♥ !

Le voyage touche bientôt à sa fin. C’est sous un temps maussade que s’annonce cette nouvelle journée à Kyoto. Il me reste seulement trois jours dans la région du Kansai. Ce matin, je visiterai de nouveaux temples à l’est de Kyoto. La pluie donne un charme différent aux structures, au même titre que le soleil. Aujourd’hui, j’ai envie d’approfondir un sujet qui me tient un peu à cœur le bouddhisme zen et ses différentes écoles. L’après-midi, j’irai faire un tour au Musée International du Manga de Kyoto qui se situe dans le centre ville. Pour finir, je me rendrai au sanctuaire Fushimi Inari réputés pour ses nombreux torii.

Tour de Kyoto vue depuis le Higashi Hongan-ji

Depuis quelques jours à Kyoto, je passe devant un temple très grand qui se trouve parfois sur mon chemin sur l’avenue Karasuma (烏丸通). Il s’avère qu’il est divisé en deux grandes parties. La partie ouest fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994. Je croise tous les jours la partie est pour aller à mon ryokan. L’entrée dans la cour de ce temple est libre. Je m’introduis dans le temple Higashi Hongan-ji (東本願寺). Oui, encore un Hongan-ji comme celui dans lequel je suis allé après le marché aux poissons de Tokyo. C’est le temple principal d’une branche du bouddhisme Jôdo Shinshû (浄土真宗). Il a été construit sous sa forme actuelle et à cet emplacement en 1591. Avant cela, il a connu différents emplacement aux alentours de Kyoto et Osaka. Je m’abrite sous l’un des bâtiments alors qu’un fin crachin tombe sans cesse. Un employé nettoie le sol, déjà bien propre. Il n’y a quasiment personne dans le cour mais je vois entrer et sortir tout de même certaines personnes, probablement sur le chemin du bureau.


Air – Alone in Kyoto

Hier, je ne suis pas allé près du lac Biwa alors que c’était prévu. J’étais accompagné, nous avions d’autres plans pour visiter Kyoto ! Aujourd’hui, je me retrouve seul dans Kyoto… sous la pluie, pour profiter doucement du peu de temps qu’il me reste au Japon. La propriétaire du ryokan m’a informé que le marché aux puces du temple Tô-ji (東寺) avait lieu non loin de là. Malheureusement, je n’ai pas le temps d’y aller 🙁 Une fois de plus, je commande deux croissants et un café long au Starbucks près de la gare. Un petit-déjeuner de luxe quoi…

Je me dirige ensuite, comme tous les jours passés à Kyoto, devant la gare où se trouvent les arrêts de bus. J’achète un nouveau un passe pour voyager à volonté pendant deux jours. Le bus en a pour 30-40 minutes à rejoindre l’est de Kyoto. Je retourne donc pour un deuxième jour vers les montagnes de Higashiyama dont la culture du même nom fut marquée par certains aspects bouddhisme zen : jardins secs, cérémonie du thé, calligraphie… Dans le bus, j’aperçois une étrangère réviser les kanji pour le JLPT niveau 2, soit précisément celui que je passerai le 5 décembre pour la deuxième fois.

Porte Sanmon au temple Nanzen-ji

Le bus s’arrête sur une route à un endroit appelé « sur le chemin du Nanzen-ji et de l’Eikan-dô« , c’est-à-dire pile poil où je veux aller ce matin. Il faut zigzaguer un peu sous la pluie dans les ruelles désertes pour rejoindre l’entrée du complexe du Nanzen-ji (南禅寺). L’entrée dans le complexe est libre. Le temple était à l’origine une villa construite par un empereur au XIIIème. La villa fut donnée pour être transformée en temple zen en 1291. Le temple est connu pour faire partie des cinq grands temples zen de Kyoto, appelés en japonais Kyoto Gozan (京都五山). Il y a en réalité six temples et le Nanzen-ji est classé hors-catégorie, car c’est le temple principal de l’école Rinzai-shû Nanzen-ji (臨済宗南禅寺) du bouddhisme zen. Le rinzai est l’une des trois écoles zen du Japon, qui compte elle-même quatorze branches. Il existe également les cinq grands temples de Kamakura. Les bâtiments originaux du Nanzen-ji ont été détruits par le feu plusieurs fois pendant la période Muromachi (1336-1573). Les bâtiments actuels ont été reconstruits pendant la période Azuchi Momoyama (1573-1603).

Vue depuis la porte Sanmon du temple Nanzen-ji

Je progresse sur un chemin vers une grande porte, la Sanmon (三門), l’une des trois plus grandes portes du Japon dont le style est clairement marqué par le zen. Il y a dedans une statue de Bouddha. L’entrée est payante comme d’autres parties du temple. Je monte en haut de cette porte de 22 mètres pour contempler le paysage un peu trouble à l’horizon avec ce temps pluvieux. Les montagnes de Arashiyama à l’ouest de Kyoto sont à peine visibles. Il faut dire que les montagnes sont basses, à peine 300-400 mètres.

Je redescends et me rechausse… le sol en bois donne froid aux pieds. Aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression que l’automne s’installe. Je repars de plus belle sur les chemins peu fréquentés vers d’autres bâtiments annexes du temple. Après m’être un peu égaré vers l’ouest et la sortie je retourne sur mes pas. Je passe sous un aqueduc en briques construit sous l’ère Meiji (1868-1912). Je me demande ce que ce genre de construction peut bien faire ici. Il faut monter un escalier pour atteindre le Nanzen-in (南禅院) qui était le palais de l’empereur cité plus haut. Le mausolée de cet empereur se trouve d’ailleurs ici. Le jardin d’origine est toujours conservé en partie. Ne faisant qu’un avec la nature, il est entouré de bois, ce qui renforce l’impression de sérénité. Ce jardin a été désigné comme l’un des trois jardins pittoresques de Kyoto. Fort heureusement, je suis seul pour me balader dans cet endroit très calme. Je profite du son de la pluie qui tombe et de la cascade naturelle qui coule doucement.

Nanzen-in

Hôjô

Il me reste un endroit à visiter dans le temps. Il s’agit de la chambre des abbés Hôjô (方丈) composée d’une petite (小方丈) et d’une grande salle (大方丈). L’ensemble a été classé trésor national. Chacune de ces salles comportent des peintures sur leurs cloisons fusuma dont une très fameuse de Kanô Tan’yû (狩野探幽) qui représente un tigre en train de boire. Il y a dehors un jardin sec karesansui (枯山水) qui me rappelle celui du Ryôan-ji à l’ouest de Kyoto. Les pierres qui composent ce jardin rappellent la forme d’un tigre, notamment ses griffes. C’est pour cela qu’il se nomme « jardin de la traversée du tigre » ou toranoko watashi no niwa (虎の子渡しの庭).

Jardin sec du Hôjô

La maison traditionnelle japonaise propose une ouverture sur le dehors

Voilà pour le tour de l’un des plus importants temples zen du Japon. Je sors comme tout à l’heure par l’ouest de l’enceinte où je retrouve une route qui mène tout droit par le nord à ma destination suivante. En continuant, le touriste arrivera au chemin des philosophes que j’ai pu emprunter quelques minutes avec une amie japonaise lors de ma deuxième journée à Kyoto. J’achète une boisson à 100 yens à un distributeur qui les vend moins cher que d’habitude, puis un ticket pour rentrer dans le temple Eikandô Zenrin-ji (永観堂禅林寺). Je me pose quelques minutes sous un préau où il y a des bancs, pour éviter un peu la pluie et lire la brochure du temple.

Le temple aurait été fondé en 853 par un disciple de Kûkai pour pratiquer le bouddhisme Shingon. Le nom provient d’un moine qui s’appelait Eikan et protégeait les pauvres. Il établit ici un hospice pour protéger les plus faibles aux X et XIème siècles. Le temple dépend de la branche Seizan de l’école bouddhiste Jôdo-shû. Il faut se déchausser à l’entrée. Le long parcours est guidé par des flèches. Il y a bien des sortes de pantoufles pour ne pas prendre froid mais aucune ne s’adapte à mes pieds… Je ferai le chemin en chaussettes tant pis !

Jardin sec à l'Eikan-dô

Le parcours contourne d’abord le Shaka-dô qui contient de superbes peintures sur fusuma dans six salles. Ce bâtiment est construit dans le style shoin-zukuri (書院造り). Sur le chemin, je croise à nouveau un jardin sec qui représente une butte de cailloux. Il y a également une porte chinoise de type karamon (唐門). Je continue mon chemin sur les planchers en bois. Mes pieds deviennent insensibles au froid. J’arrive bientôt devant une étrange cuve en bois appelée suikinkutsu (水琴窟). Le principe est simple : de l’eau est contenu dans une cuve en pierre protégée par des bambous. Une petite pierre est posée sur les bambous. Il faut verser lentement de l’eau avec une louche sur cette petite pierre et l’eau s’écoule dans la cuve doucement, ce qui produit le son d’un koto (琴), instrument traditionnel japonais ressemblant à une grosse guitare allongée.

Je continue ma route par la gauche en montant une sorte de corridor en bois appelé garyûrô (臥龍廊). Cet escalier suit les contours de la montagne et porte ce nom car sa forme rappelle celle d’un dragon endormi (臥龍). En haut, il y a une pagode à deux étages tahô-tô (多宝塔) du même type que celle de Miyajima. Cette pagode contient deux statues de bouddhas mais propose surtout une vue magnifique sur Kyoto depuis l’est de la ville. J’arrive à distinguer la tour de Kyoto.

Vue sur Kyoto depuis la pagode de l'Eikan-dô

Après une courte pause seul perché sur la montagne, je redescends vers la droite où se trouve le hall de Amida (阿弥陀堂) qui contient la statue du bouddha Mikaeri Amida Nyorai (見返阿弥陀如来). Cette statue fut amenée d’Osaka en 1607. La position de cette stature représentant un bouddha se retournant était unique à l’époque. Je quitte cette partie du temple pour revenir à l’accueil reprendre mes chaussures, puis continuer ma visite par le chemin à gauche qui contourne un étang. Je passe devant le pont aux érables. L’automne tardant à arriver les feuilles rouges ne sont pas vraiment au rendez-vous. Je retourne vers l’arrêt de bus après m’être un peu perdu dans les ruelles du coin.

Pont aux érables

La pluie s’arrête doucement de tomber en fin de matinée, alors que je commence à avoir très faim. De retour à la gare de Kyoto, je descends comme hier aux sous-sols où se trouvent de nombreux restaurants. Le restaurant d’okomiyaki d’hier me tente bien. Allez je le teste car les okonomiyaki du Kansai ont leur réputation, autant que ceux d’Hiroshima ! Une employée me demande de patienter un instant debout, puis sur un banc. Quelques minutes plus tard, une table se libère. Je commande un menu Okonomiyaki Seafood Special et une glace Hokkaidô Soft Cream. Je profite aussi du midi pour aller racheter quelques cartes postales et timbres pour envoyer des nouvelles avant mon retour en France.

Une affiche représentants des héros de manga créés par Tezuka Osamu (手塚治虫) m’interpelle à la gare de Kyoto. La flèche n’indique pas la direction où se trouve le Musée International du Manga (京都国際マンガミュージアム). Pour m’y rendre, je prendrai cette fois-ci le métro de Kyoto qui ne comportent que deux lignes ! Apparemment, il est plutôt emprunté par ceux qui travaillent à Kyoto. Il n’y a pas tellement de monde, tant mieux. Il faut descendre à la station Karasuma-oike (烏丸御池) de la ligne Karasuma. Cette station marque le carrefour entre l’avenue Karasuma et l’avenue Oike. Le musée ne se trouve maintenant plus bien loin. Autant dire que de la gare, il est possible d’y aller à pied en suivant l’avenue Karasuma pendant une dizaine de minutes. Je passe devant les bureaux de IBM qui en possèdent d’autres dans le Japon. Le musée se situe à quelques centaines de mètres du château de Nijô.

Gare de Kyoto

Musée International du Manga

À l’entrée, il y a un employé étranger qui explique qu’il y a une exposition spéciale et qu’il est possible d’acheter un billet normal ou le billet avec l’expo. Je me présente à l’accueil pour acheter un billet complet. L’employée me demande de quel pays je viens et aussitôt commencer à me parler un peu français. Surpris je continue un peu en français puis en japonais. Elle m’explique qu’il y a une exposition dédiée au créateur de Anpanman, qu’il est possible de lire librement dans le musée, que des milliers de manga sont disponibles grâce aux donations de nombreux fans, et qu’il y a également des bandes-dessinées étrangères disponibles en lecture ! Le musée a ouvert en 2006 dans une ancienne école primaire. L’atmosphère sereine du lieu me donne bizarrement l’impression d’être en France. J’ai l’après-midi devant moi pour profiter un maximum de ce musée 🙂

Juste à côté de l’accueil, se trouve deux murs dédiés à l’exposition internationale de manga. J’y trouve des bandes dessinées franco-belges, américaines et même thaïlandaises. Le manga connaît un succès incroyable en occident depuis les années 90. Le gouvernement japonais a décidé d’utiliser cette vague pour promouvoir le Cool Japan et investir dans la diffusion de la culture populaire à l’étranger : les jeux-vidéos et les manga notamment. En France, les ventes de manga représentent une part majoritaire dans les ventes de bandes-dessinées. Notre pays est d’ailleurs le deuxième marché du manga et le japonais est la deuxième langue traduite en France !

Pièce japonaise (Salle de recherche)

Spectacle de kamishibai

Des tables sont à disposition pour s’installer et lire un manga. Je feuillette rapidement debout des BD françaises et thaïlandaises par curiosité. Plus loin, il y a l’atelier manga et le coin portrait. Normalement, il est possible d’assister à des démonstrations de dessin, encrage etc… seulement le week-end et les jours fériés. Aujourd’hui, malheureusement nous sommes jeudi. Je profite donc seulement de la vidéo de présentation d’une université de Kyoto qui forme à l’art du manga, la Kyoto Seika University (京都精華大学). Je récupère la brochure de l’école en anglais par curiosité. Pour ceux que ça intéresse, je peux la scanner. Demandez-moi par commentaire !

D’autres murs de manga peuplent le rez-de-chaussée. Au rez-de-chaussée, il y a des shônen (manga pour jeunes garçons), au premier étages des shôjo (manga pour jeunes filles) et au deuxième étage des manga pour les plus jeunes. Une exposition sur cent maiko (舞妓) a lieu dans le musée. Une maiko est le nom d’une apprenti geisha. Cent portraits de ces maiko dessinés par 174 auteurs apparaissent ça et là dans les couloirs. Je monte vers le premier étage où une salle est consacrée à la mémoire de l’ancienne école. Je lis rapidement les différentes explications sur les murs. Les portraits de tous les directeurs successifs sont affichés. Je continue ma progression vers la petite maison du théâtre de papier, une salle où a lieu des spectacles de kamishibai (紙芝居), un ancien théâtre d’images que l’on pourrait assimiler à l’un des ancêtres du manga.

Manga de l'année 1987

Le spectacle commence dans quelques minutes. J’en profite pour aller dans la grande salle d’exposition où 140 mètres de murs sont remplis de manga à lire. Au centre de cette grande salle, des panneaux d’exposition permettent de découvrir le manga à travers des questions simples comme « comment fabrique t-on un manga ? ». Les manga sont classés par ordre chronologique des années 50/60 aux années 2000. À partir des années 70, il y a une étagère complète par année. Je trouve celle qui correspond à mon année de naissance (1987), emprunte un manga au hasard (le tome 1 de Ranma 1/2) et vais me poser pour lire un moment.

Au bout de quelques minutes retentit une cloche. La personne chargée du kamishibai interpelle les gens. Je vais voir par curiosité. J’ai un peu du mal à comprendre l’humour en japonais tellement ça va vite et c’est plein de références. Je quitte cette salle et passe par un couloir où est suspendu l’oiseau de feu, un personnage représentatif de l’œuvre de Tezuka Osamu. Un peu perdu, je finis finalement par trouver où a lieu l’exposition temporaire dédiée à Yanase Takashi auteur de nombreux manga. Cette exposition a lieu du 2 octobre au 26 décembre. Ne connaissant pas bien l’auteur et ne m’y intéressant pas particulièrement je n’en parlerai pas ici. Sachez simplement que l’exposition comporte énormément de documents sur la vie et l’œuvre de ce monsieur de 92 ans, créateur du fameux Anpanman.

L'oiseau de feu de Tezuka

L’après-midi se termine doucement. Je passe à la boutique du musée avant de partir. Beaucoup de souvenirs classiques. J’emporte une carte de Kyoto vue des yeux d’un oiseau, qui me confirme l’impression que j’avais à propos de la ville : les bâtiments sont tous très bas. Le dernier endroit où j’aimerais me rendre aujourd’hui n’y apparaît pas car il est situé plus au sud… Je reprends le métro vers la gare de Kyoto. J’ai déjà les crocs alors que la soirée ne fait que commencer. Après un petit tour au ryokan, je craque et vais honteusement manger au Mac Do qui me fait de l’œil à chaque fois que je passe devant… Après un gros menu bien calorique je fais à nouveau un tour dans les magasins du sous sol de la gare et achète un bouquin pour réviser la grammaire pour le JLPT niveau 2.

Alors que le ciel commence à s’assombrir, je prends un train de la ligne JR Nara puis descends à la station Inari quelques minutes plus tard. Dans le sud-est de Kyoto, quelques lieux appréciables sont à visiter : le temple Tôfuku-ji (東福寺), le temple Daigo-ji (醍醐寺) et le sanctuaire où je me rends maintenant juste à côté de la gare. Le sanctuaire Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社) est dédié à la déité Inari personnifiée sous les traits d’un renard. Inari est connue pour être la protectrice des cultures. Depuis des siècles, les agriculteurs lui vouaient un culte pour préserver de bonnes cultures. Pendant l’ère Edo (1603-1868) de nombreuses famines eurent lui pendant plusieurs années d’affilé notamment à cause de l’éruption d’un volcan. Depuis des siècles, de nombreux torii sont offerts à ce sanctuaire pour protéger les cultures et depuis peu assurer des profits aux entreprises offrantes.

Sanctuaire Fushimi Inari

Sanctuaire Fushimi Inari

Le sanctuaire abrite 30000 torii sur quatre kilomètres jusqu’au sommet. Comme il fait sombre je n’irai pas jusque là… À l’entrée, sur la gauche, il semble qu’une partie du sanctuaire est en reconstruction. Après avoir demandé une calligraphie à un prêtre du sanctuaire, je m’enfonce sur plusieurs centaines de mètres entre les torii. De temps en temps, je croise des passants. Des statues en pierre de renards ponctuent le chemin vers le sommet. Certains tiennent en leur gueule la clé de greniers. L’ambiance est un peu mystérieuse. Deux japonaises me demandent pour les prendre en photo et me prennent en retour. Je reviens sur mes pas et appellent mon amie Satsuki d’une cabine téléphonique près du sanctuaire. J’aurais aimé passé plus de temps dans cette partie de Kyoto. Ce sera sans aucun doute, l’une des destinations de mon prochain voyage.

Perdu dans les torii... Par où aller ? à gauche bien sûr !

Vous pouvez consulter les photos du 21 octobre. Les photos des autres journées sont également disponibles. Elles apportent un supplément visuel à chaque article. Chacune est localisée et comporte une légende. N’hésitez donc pas à y laisser vos commentaires ou questions !

7 thoughts on “21 octobre : Des temples zen de Kyoto, restons zen !”

  1. Fushimi Inari Taisha de nuit, ça doit être assez intéressant.
    Sinon à la gare, les personnages de Tezuka indiquent la direction pour se rendre à une espèce de médiathèque qui lui est dédiée. 🙂

      1. C’est pas près de la gare, c’est dans la gare. Dans son aile est si je ne me mélange pas les points cardinaux (sur la droite quand on a la Kyoto Tower en face.

  2. 京都行きたいけど、大阪へ行けばもっと良いねw、それにあそこでは大塚愛の音楽会があるって言われたんだ(俺は大塚愛の大ファンですww)
    俺は日本が自然を守るって思う.こう清らかな国だよ、日本!

  3. Je suis moi aussi allé au musée du manga. Un tel musée (ou l’on peut sortir les livres et les lire) n’aurait aucun avenir en France : les gens voleraient les livres ! Je garde de ce musée un bon souvenir.

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