4 octobre : Départ au Japon

Après une phase de préparation de près de trois mois, le jour du départ est enfin arrivé. Les bagages sont prêts, l’itinéraire détaillé est imprimé, les cartes sont stockées sur le portable. Aujourd’hui, lundi 4 octobre c’est la Saint François, on dirait bien que c’est mon jour. Encore une banale journée d’automne. Il fait nuageux, bref le temps ne donne pas envie de sortir. Pourtant ce soir il faudra bien quitter le sol français vers le pays du soleil levant.

Départ donc à 12h30 vers l’aéroport Paris Roissy-Charles-de-Gaulle. Mon père m’y dépose, il faut à peu près deux heures en voiture, le trafic est fluide mais le temps ne s’améliore pas en descendant vers la capitale. C’est la première fois que je prends l’avion. Je ne connais pas bien l’intérieur d’un aéroport mais tout y est très bien indiqué. Le parking du terminal 1 est gigantesque, il y a peu de monde et c’est très aéré. Pas contre un truc assez marquant : la présence policière est très réduite voire nulle… étonnant vu les menaces qui pèsent actuellement.

Terminal 1 de Paris CDG

Il est 15h00, l’avion décolle dans 5h ! Le tableau des vols indique que l’embarquement est déjà clos pour mon vol, ça me fait rire. Un employé me confirme qu’il y a une erreur. Le check-in est prévu pour 16h30. Dans la salle d’attente, pas grand chose à faire à part envoyer quelques derniers SMS et regarder les pubs pour Oracle. Des japonais commencent à arriver.

Embarquement clos

Après avoir récupéré quelques brochures au comptoir de ANA, la compagnie aérienne japonaise, il est l’heure d’aller faire enregistrer les bagages et de récupérer la carte d’embarquement pour le vol NH206 à destination de Tokyo Narita (NRT). Le hall d’enregistrement 03 est divisé en différents couloirs, j’emprunte celui des classes économiques où du monde fait déjà la queue. J’enregistre mon gros bagage qui pèse à peu près 15 kgs et récupère le reçu des bagages et la carte d’embarquement.

Comme il n’y a pas grand chose à faire dans les halls d’enregistrement, je décide de monter vers les boutiques détaxées. Après avoir montré ma carte d’embarquement à un employé c’est le point de non-retour : tout retour est définitif visiblement. Une fois en haut, c’est le contrôle des papiers par la douane, classique. Une fois ce contrôle passé, on arrive aux boutiques duty free.

Boutiques Duty Free

Il me reste plein de temps à revendre avant d’embarquer. Je fais un tour par les boutiques détaxées. Il y a un peu de tout, du tabac, de l’alcool, des fringues, du parfum, des cosmétiques, une presse… mais finalement c’est pas tellement détaxé. J’achète quand même un magazine (Ciel & Espace :)) pour dans l’avion et je change la dragonne de mon appareil photo qui s’est cassée dans la voiture… je ne traîne pas trop dans les magasins pour éviter de me charger dès le vol aller ! Il y a un bureau de change mais plus de yens, je changerai de l’argent à Kyoto tant pis. S’en suit une attente un peu n’importe où, près des portes d’arrivée, je vois des passagers débarquer… des japonais coréens attendent aussi à côté.

Je me rends à la porte d’embarquement 36 où on me fait subir un contrôle de sûreté. Rien de bien méchant, sac et sacoche à mettre dans un panier. Seule la ceinture fait sonner leur détecteur, classique. Rien à signaler. Ici, il y a plusieurs portes d’embarquement : de 30 à 38. Je vais m’asseoir près de la porte où il y a peu de monde pour le moment. J’en profite pour faire quelques photos de l’avion.

Avant de l'avion

Arrière de l'avion

La porte d'embarquement

Il reste un peu plus de deux heures à tuer dans cette grande salle. Rien de spécial à faire à part regarder les avions atterrir et décoller. Il y a une vue bien dégagée. Les passagers arrivent en nombre surtout la dernière heure. La plupart sont japonais et en famille, il n’y a quasiment pas d’hommes d’affaire. J’entends parler portugais et me dis que c’est normal puisqu’il y a beaucoup d’immigrés brésiliens au Japon. Les employés de la compagnie ANA appellent des gens en japonais. Un employé français parlant japonais me cite à son tour. Je recroiserai cet employé à mon retour dans le couloir menant à l’avion. Bref, j’ai choisi une place en classe économique premium et il me demande confirmation pour valider le siège… je valide donc et lui demande si il y a une vue dégagée du hublot de cette place. Ni une ni deux, le bonhomme part vérifier dans l’engin. La place est impeccable apparemment avec beaucoup de place pour les jambes en prime. Je passe donc de 025K à 017K (plan du Boeing 777-300). C’est une place collée à la classe affaires. Je passe 15 minutes (2€) sur un des PC du cybercafé sur un clavier qwerty 🙁 Chose pratique : on peut brancher des appareils électroniques sur le secteur si les batteries sont à plat. 19h50 : C’est l’heure de l’embarquement, les passagers en classe affaires sont prioritaires mais la procédure est rapide. Je prépare ma carte d’embarquement et mon passeport.

L'embarquement

Le staff est très accueillant. Malgré le numéro du siège en tête je réussis à me tromper et à m’asseoir en classe affaires sans rien remarquer (016K au lieu de 017K) ! À peine le temps de m’installer confortablement, une japonaise à la quarantaine me regarde sévèrement et me demande le numéro de ma place. Je constate alors gêné mon erreur… et m’excuse honteusement pour la première fois. Dommage, l’une des hôtesses était déjà aux petits soins : présentation de son état, prise en charge de mes bagages… ah dommage !

La place est quelques rangées derrière en classe économique. Mon voisin est déjà là. On entame la discussion, c’est un ingénieur de chez Toyota. Il fait fait souvent le voyage, payé par l’entreprise, jusque Nagoya. Le siège de l’entreprise est situé près de cette grande ville à Toyota (豊田市), ville homonyme. J’apprends qu’il est ch’ti également et ça ne m’étonne pas puisque l’usine de Toyota est près de Valenciennes ! Le voyage commence sereinement.

L’avion se détache du terminal et fait marche arrière puis se dirige vers la piste. Il fait noir dehors, impossible de voir quoique ce soit. Pas trop le temps de souffler, les hôtesses nous font une présentation gestuelle des mesures de sécurité (blouson de sauvetage, masque à air, ceinture). Il faut déjà la boucler. Et c’est peu dire car difficile d’entendre les instructions de l’équipe de vol avec le bruit des réactions. Les instructions sont données en japonais puis français. C’est le moment de décoller, c’est très bruyant mais pas si impressionnant. On monte rapidement assez haut à un certain palier puis l’avion monte petit à petit vers 8000 à 10000 mètres ! Pas la peine d’essayer de voir quelque chose par le hublot : c’est la nuit.

Petit état des lieux. Des brochures sont à disposition, ainsi qu’un livret qui illustre les mesures de sécurité. Je continue à discuter avec mon voisin. Deux formulaires à remplir nous sont remis : un pour la douane et un pour l’embarquement/débarquement. Sur ce dernier, je précise l’adresse de l’hôtel où je me rends à Tokyo.
Les hôtesses passent distribuer des oshibori (serviettes rafraichissantes, auxquelles j’allais rapidement m’habituer) et une collation. Le dîner arrive une heure après le décollage. J’ai les crocs. Ça tombe bien le repas est plutôt varié mais on n’a qu’un choix : celui de la compagnie (JMenu Paris-Tokyo ANA). Finalement, un dîner classique avec des yakisoba, des haricots, trois boulettes de viande, de la soupe, des fruits et des algues nori. Des couverts occidentaux font partie du plateau, mais je ne les ai pas utilisés. Tout est au nom de ANA : les mouchoirs, les bouteilles en plastique, les couverts, les aliments, l’oreiller, les pantoufles, le chausse-pieds…

Objets ANA

Les sièges sont plutôt confortables. Les équipements (table et écran) sont encastrés dans les accoudoirs. Nous sommes déjà aux Pays-Bas d’après l’ordinateur de bord. Ah l’ordinateur de bord, plutôt pratique pour se situer et connaître la fameuse carte de vol, que j’avais essayé de trouver avant de partir sans trop de succès. Les informations données permettent simplement de nous localiser. L’avion vole à peu près à 10000 mètres d’altitude, à une vitesse de 800-900 km/h. La pression est basse et joue sur la température (-50°C) qui justifie la couverture offerte. Des films sont disponibles, mais ce sont surtout les films japonais qui m’intéressent. J’en regarde un, dont j’ai oublié le titre, pour me mettre dans le bain.

ANA Sky Master

Carte de vol

Je demande l’heure locale du Japon pour régler ma montre et limiter les dégâts du décalage horaire. Il est 5h30 du matin (mardi 5) au Japon. Bonne nuit et rendez-vous au prochain article ! Vous pouvez consulter l’album photos de cette journée. Des vidéos sont également disponibles sur ma chaîne YouTube.

10 thoughts on “4 octobre : Départ au Japon”

  1. Très plaisant à lire. Je vois que tu as pris pas mal de notes ! Une bonne continuation en tous cas et vivement la suite! (Et non ce n’est pas encore pour toi la première classe! ) @+

    1. En effet, j’ai pris pas mal de notes en vrac sur un carnet, où je notais aussi mes dépenses. La première classe est réservée à un autre type de clientèle oui ! En fait, à l’aller j’ai pu bénéficié d’une promotion et donc les places étaient un peu plus confortables qu’en classe économique classique. La suite du voyage en avion demain 🙂

  2. Je suis scié par la longueur de cet article. On sent que t’étais pressé de pouvoir partir et que t’as gardé des traces de tout ce que tu as pu faire. Première fois que tu prenais l’avion, donc… Pas trop stressé ?^^

    Il me tarde de lire la suite du coup (enfin je vais le faire là puisqu’il y a déjà quelques articles).

    1. Les autres articles sont plus longs. Et oui j’ai gardé pas mal de souvenirs, tant mieux ! Pour l’avion, ça va c’était plutôt fun les décolages atterrissages, c’est surtout lourd pour la pression dans les oreilles et le bide (tu sens que ça te remue l’intérieur :D).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Important ! Pour commenter ou vous enregistrer, vous devez résoudre ce calcul simple.

14 [plus] 3 ?
Veuillez laisser ces deux champs tel quel :