25 octobre : Ce n’est qu’un au revoir

Temps maussadeAssez frais

Ça y est aujourd’hui, 25 octobre, jour de la saint Crépin, je rentre en France. Dernières heures au pays du soleil levant alors que la pluie tombe fort depuis hier. Dernier réveil matin très tôt pour cette fois-ci partir sans revenir avant plusieurs mois au moins. Dernier train au Japon avant le prochain. Dernière image de Tokyo. Dernière image du Japon…

Gare de Ikebukuro

Le Narita Express est annoncé à l'heure

Dernier lever au pays du soleil levant à 4h30 pour ne pas rater mon train qui part de bonne heure (6h00) vers l’aéroport. Si je le rate il y en a un autre après (6h43), j’ai prévu le coup. Et si vraiment je rate les deux il y en a encore d’autres à Shinjuku à 7h06 ou 8h02. L’avion décolle à 11h20. Si vraiment je rate le train je prendrai le taxi quitte à payer le prix fort.

J’ai passé la nuit dans le même hôtel que la première semaine de mon voyage à Tokyo. J’ai de la chance que le Narita Express qui mène à l’aéroport aille jusque Ikebukuro et même Omiya dans la préfecture voisine de Saitama.


Arrivée du Narita Express…

Le petit-déjeuner n’est bien sûr pas servi de si bon matin. Je prépare donc mon gros bagage, mon sac à dos et ma sacoche puis prends une bonne douche et me pose quelques minutes sur le lit blasé de ne pas pouvoir rester. J’essaierai de ne pas broyer du noir aujourd’hui. J’arrive à la gare très à l’avance et j’achète un billet de train car la réservation n’était pas possible. La rue de mon hôtel et les quais sont presque déserts. Il n’y a personne à mon quai. Je prends un café chaud au distributeur et des bonbons pour passer le temps.

Un agent d’entretien balaye le quai alors que le shashô (車掌) – contrôleur de train – arrive avec son sifflet. J’entends bientôt le train arriver lentement au loin pile poil à l’heure. Je filme l’instant fébrilement puis monte à la place 3100. Le soleil peine à se lever mais je perçois une gare désaffectée entre Shinjuku et Shibuya. Si quelqu’un en connaît plus à ce sujet n’hésitez pas à commenter ! Les prochaines gares jusqu’au terminal 1 de l’aéroport de Narita sont celles de Tokyo et du terminal 2 de l’aéroport. La dernière image de Tokyo que je retiens est celle de la Tokyo Sky Tree encore en cours de construction.

Dernière image de Tokyo : la Tokyo Sky Tree encore en construction...

C’est parti pour une bonne heure et demie de train à travers Tokyo et la préfecture de Chiba. Le soleil se lève doucement tandis que je suis en train d’émerger dans le train. La journée va être très longue. J’arrive vers 7h30 ~ 8h00 au terminal 1 de l’aéroport de Narita. Autant dire que je suis bien à l’avance (près de quatre heures). Du sous-sol où se trouvent les quais, il faut monter jusqu’au 4F (fourth floor) soit le troisième étage au Japon. Et oui, le rez-de-chaussée est considéré comme le premier étage ici.

Je jette un coup d’œil au tableau des vols.C’est bon le vol NH205 est annoncé à l’heure dans l’aile sud. Des stands indiquent ce qui est autorisé ou non à l’intérieur de l’avion avec des reproductions et modèles. Je me rends tout de suite au check-in pour être débarrassé de mon gros sac. Je passe au comptoir E borne 23 muni de mon passeport et de mon billet électronique alors qu’une gentille employée toute souriante me guide. Mon sac pèse 20.9 kgs mais au final je ne paierai pas de supplément à l’arrivée à Paris CDG 🙂 Je prends le reçu des bagages et la carte d’embarquement direction maintenant le contrôle de sécurité. Je passe au contrôle de l’immigration trois heures avant le décollage.

Tableau des vols

Contrôle d'immigration à l'aéroport de Narita

Il doit me rester beaucoup sur ma carte SUICA. Je liquide donc la majorité en rab comme je ne sais pas me faire rembourser pour cette carte dans l’aéroport. Il y a plein de boutiques de souvenirs duty free. J’achète plein de souvenirs assez classiques : des coupes de saké, des cuillères… Je lorgne un instant sur du whisky japonais mais finalement je ne craque pas vu le prix 🙁 Par contre je me fais plaisir sur la nourriture en emportant des maccha choko daifuku (抹茶チョコ大福), sorte de mochi au thé vert avec du chocolat blanc dedans. Je trouve aussi une boîte de yatsuhashi (八つ橋) souvenez-vous cette spécialité de Kyoto. La boîte propose deux types de yatsuhashi : à la farine blanche et à la farine noire de sésame. Je profite également du temps libre avant le décollage pour changer les yens qu’il me reste.

Dernière ligne droite jusqu’à la porte d’embarquement 41. De longs escalators emmènent les flots de voyageurs dans les longs couloirs. Pas grand monde dans la salle d’embarquement une heure et demie avant le décollage. De nombreux japonais et quelques français arrivent au compte-gouttes. Il y a un accès Internet sur le côté pour brancher son PC. J’attends stoïquement en fixant l’avion qui me ramènera chez moi. Deux stewards suivis de douze hôtesses (oui j’ai pris le temps de les compter ;-)) montent dans l’appareil. Les trois pilotes suivent quelques minutes plus tard. Ils ne sont pas japonais. Je vais demander si c’est possible d’avoir une bonne place dans l’avion au guichet. La dame me place en 40A au lieu de 35K, derrière l’aile gauche du Boeing 747.

Accès libre Internet par Google

Boeing 747 du retour

L’heure approche alors que la salle se remplit. Plusieurs personnes sont priées de se présenter à l’accueil. Des français aussi. L’heure d’embarquement commence. Les personnes ayant un ticket en première classe passent en première puis c’est à mon tour. Je réussis encore une fois à me tromper de siège comme au départ soit cinq rangs de trop devant. Me voilà enfin installé. Personne sur le siège du milieu. La femme côté couloir est plutôt sympa mais peu bavarde. J’apprendrai qu’elle est fleuriste et souvent en déplacement en France pour des formations. L’avion commence à bouger alors que la pluie tombe à fortes gouttes dehors… puis nous décollons. L’un des stewards nous informe en japonais, anglais et français. Nous devons laisser décoller deux avions en priorité. Ce léger retard ne se ressentira pas à l’arrivée et nous arriverons même à l’avance. La dernière image du Japon que j’aurai sera celle du mont Fuji comme jamais je n’aurais pu le voir pendant trois journées passées à son pied !

Dernière image du Japon... le mont Fuji !

Vue depuis le hublot sur la Sibérie

Le trajet en avion passera plus vite qu’à aller. Malgré la tristesse de quitter un pays que j’aime je me sens heureux d’avoir pu effectuer un tel voyage ! J’ai plein de souvenirs en tête et j’ai déjà hâte de coucher tout cela sur un blog, celui-ci en l’occurrence. J’essaie de ne pas trop penser aux trois semaines passées dans l’avion pour rester serein. J’en profite pour regarder plein de films dont l’affaire Farewell dans lequel on entend « Run like hell » de Pink Floyd ! Je regarde également des documentaires : un sur les pommes d’Aomori qui sont réputées pour être gigantesques et un autre sur les meilleurs buts de la J-League de la saison passée (2009). Parmi les films japonais disponibles je regarde un long-métrage d’animation très connu : Patlabor 2 ; puis deux films : Shodô Girls 2, une comédie qui raconte l’histoire d’un groupe de lycéens dans leur club de calligraphie, et un film que je cherchais depuis longtemps ! Ce film c’est shiawase no kiiroi hankachi (幸せの黄色いハンカチ) ou « le mouchoir jaune du bonheur », probablement le road-movie le plus représentatif du genre au Japon, réalisé par Yamada Yôji en 1977.

J’ai choisi de ne pas dormir pendant le trajet pour arriver fatigué en fin d’après-midi. Le temps passe très vite en regardant des films. Ma voisine fait pareil. Je regarde par le hublot de temps en temps pour profiter des nuages et des paysages sibériens. Le soleil pique aux yeux. Nous volons à 850 km/h de moyenne à plus de 30000 pieds soit à peu près 8 kilomètres d’altitude. L’équipe de ANA est très souriante et disponible ! J’engage plusieurs fois la discussion avec les hôtesses en japonais et en français avec un steward probablement anglais d’après son accent, qui me sert en bière 😀 Alors qu’il reste peu de temps de vol je tente de reconnaître vaguement les paysages (probablement de Scandinavie, des Pays-Bas et de Belgique). Je tente aussi de me repérer en France mais à part des champs, difficile de discerner quelque chose même parmi les paysages urbains. C’est bientôt l’heure d’atterrir. Tout le monde a les yeux rivés sur l’écran géant au bout du couloir pour voir le sol se rapprocher de plus en plus. Je regarde dehors pour plus de sensations (pas si désagréables qu’on pourrait croire). L’avion atterrit vers 16h20 sans problème et en douceur après plus de 12 heures de vol. L’ensemble du staff remercie les passagers. J’échange ma carte de visite avec ma voisine puis nous descendons de l’avion. Je traverse le couloir qui mène de l’avion au terminal alors que « Another Sky » apaise les visiteurs. Paradoxalement, je suis assez euphorique comme dans un état second après un si long voyage. Je ne réalise pas trop que je suis de retour en France… Le retour à la réalité et au quotidien français va être difficile. Il me faudra plusieurs semaines pour me réhabituer et je ne serai plus jamais le même. J’aurai l’occasion de revenir plus en détails sur le bilan du voyage au cours de plusieurs articles prochainement ! Merci pour votre lecture tout au long de ces trois semaines magnifiques !


Hakase Tarô – Another Sky

Vous pouvez consulter les photos du 25 octobre. Les photos des autres journées sont également disponibles. Elles apportent un supplément visuel à chaque article. Chacune est localisée et comporte une légende. N’hésitez donc pas à y laisser vos commentaires ou questions !

4 thoughts on “25 octobre : Ce n’est qu’un au revoir”

  1. Quelles descriptions dis moi. Un vrai beau travail.

    On sent la passion en même temps.

    Ca manque de femme mais on s’en contentera: D

    En tout cas, tu nous aides bien à percer les mystères de ce pays. Merci pour l’initiation 😀

    1. Merci pour ton commentaire ! C’est déjà le dernier article… 🙁

      Pour les femmes faut dire que je suis parti seul mais j’en ai rencontré là-bas (amies ou pas) 🙂

  2. Moi qui suis allé 3 fois au Japon, c’est vraiment un de mes pays préférés !
    Beau voyage
    Es tu allé au musée national de Tokyo ?
    (Patlabor 2 est un excellent moyen de passer le temps)

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