Séisme du 11 mars au Japon

Article mis à jour le lundi 25 avril 2011 à 10h33 (heure française).

Il faut bien vivre dans une grotte pour ne pas être au courant du terrible séisme qui a frappé, et frappe encore de par ses conséquences, le Japon depuis ce vendredi 11 mars (2011年東北地方太平洋沖地震). Des répliques se produisent encore à l’heure où j’écris. Le vendredi 11 mars à 14h46 heure locale (6h46 heure française), un tremblement de terre de magnitude 9.0 sur l’échelle de Richter s’est produit à 130 kilomètres au large des côtés de Sendai dans le nord du pays. L’épicentre était à 24 kilomètres sous la mer. Cette proximité avec la surface est l’une des raisons de la violence de ce séisme.


Carte du séisme du 11 mars

La télévision publique japonaise NHK rapporte le séisme très vite et les autorités ont tout de suite réagit grâce au système d’alerte aux tsunamis. Des vagues de 4 à 10 mètres ont déferlé sur les côtes du nord de l’île de Honshû (本州), la plus grande île japonaise. La région du Tôhoku (東北), au nord de Tokyo, est la plus touchée. Cette région qui face à l’Océan Pacifique est la plus vulnérable aux tsunamis avec six préfectures à l’est, du nord au sud : Aomori, Iwate, Miyagi, Fukushima, Ibaraki et Chiba. Bien que cette région du pays soit relativement peu peuplée, elle compte tout de même des villes importantes sur sa côte. La ville de Sendai (仙台市) est la plus proche de l’épicentre et la douzième ville la plus peuplée de l’archipel avec un million d’habitants. La plupart des préfectures faisant face à l’Océan Pacifique sont menacées de tsunami au même titre que les côtes du continent américain et les îles du Pacifique. L’agence météorologique japonaise lève toutes les alertes au tsunami le dimanche 13 mars à 18h24 heure japonaise (10h24 heure française).

Le contexte du séisme de Sendai et la peur du « Big One »

Mercredi déjà, un séisme de magnitude 7.9 avait été enregistré au large du Tôhoku, signe d’une activité sismique importante dans la zone. Ces séismes sont le fruit de la rencontre des plaques tectoniques du Pacifique et d’Asie. Le fameux Big One est attendu au Japon… Cette fois-ci, les secousses ont été ressenties jusqu’à Pékin à plus de 2000 kilomètres.

Les trafics ferroviaires et aériens ont été interrompus puis le trafic dans les aéroports de Tokyo reprendrait peu à peu depuis. L’aéroport de Sendai, construit sur la mer aurait été complètement inondé par les vagues. Je me souviens des vidéos diffusées ce matin, montrant les voyageurs sur le toit de l’aéroport.

Plus de 200 répliques ont été relevées par l’agence météorologique japonaise depuis le début de la catastrophe dont plusieurs d’une magnitude supérieure à 5.0. La plupart de ces répliques sont ressenties plus ou moins fortement dans la capitale nippone. Le parking de Disneyland Tokyo serait complètement inondé. Les terre-pleins sont également menacés et des incendies se sont déclarés à Tokyo, notamment à Odaiba. Une raffinerie de pétrole est en feu avec des flammes de plusieurs dizaines de mètres de haut dans la région de Tokyo. De nombreuses photos témoignent de l’intensité des tremblements de terre, tsunamis, incendies et écoulements de boue. Il existe également une galerie de photos Picasa qui permet de bien se rendre compte des dégâts considérables… La presse internationale reprend d’ailleurs bizarrement les deux mêmes photos de la vague meurtrière et d’une femme rescapée.


Dégâts des vagues du tsunami.

D’après l’agence Kyodo, le bilan officiel provisoire de la police nationale serait de 11768 morts et 15536 disparus, sans compter les centaines de milliers de rescapés dorénavant sans logement dans le nord-est du pays… Ce bilan englobe de nombreuses victimes des préfectures de Miyagi, Iwate et Fukushima. Le 24 avril, le déploiement de 25000 soldats japonais est annoncé pour une opération de deux jours pour retrouver les corps des disparus… Cette opération aura lieu avec des soldats américains. Cette catastrophe est déjà plus meurtrière que celle de Kobe en 1995. Les principales causes de décès sont les vagues des tsunamis et les glissements de terrain. 10000 personnes sont encore portées disparues dans le village de Minamisanriku. Le nombre de victimes pourraient être plus grands et de nombreuses vies ont été sauvées par les constructions parasismiques. La plupart des japonais disposent chez eux d’un sac de secours contenant entre autre des provisions et une lampe de poche, à utiliser en cas de séisme. Je vous conseille de lire le contenu du sac d’urgence que vous devez posséder si vous comptez habiter au Japon un certain temps. Même en temps que touriste vous feriez mieux d’avoir souvent à porter de main des objets simples : petite lampe de poche, sifflet…

La première magnitude estimée était de 7.9. L’intensité du séisme a ensuite été revue à 8.8, 8.9 puis 9.0 par l’USGS soit 7 sur l’échelle de Shindo japonaise. C’est le séisme le plus violent mesuré depuis que cela est possible, soit il y a 150 ans. Voici un bref historique des tremblements de terre ayant marqué le Japon depuis 300 ans :

  • Tremblement de terre de Hôei (宝永地震) en 1707 qui déclencha la dernière éruption du mont Fuji 49 jours plus tard. Épicentre : péninsule de Kii. Magnitude estimée : 8.6.
  • Grand Séisme du Kantô (関東大震災) de 1923 qui détruisit en grande partie Tokyo des vestiges des ères Edo, Meiji et Taishô. Cette catastrophe fît plus de 100000 victimes. Épicentre : archipel de Izu au sud de Tokyo. Magnitude estimée : 8.3.
  • Tremblement de terre du Sanriku (昭和三陸地震) en 1933 qui est très semblable à celui de Sendai puisque l’épicentre est à peu près dans la même région. Il fît plus de 3000 victimes et causa des tsunamis. Épicentre : 300 kilomètres au large de Kamaishi dans la préfecture de Iwate. Magnitude du moment estimée : 8.4.
  • Tremblement de terre de Miyagi (宮城県沖地震) en 1978, qui ressemble lui aussi à celui de 2011 et fît 28 victimes et des dégâts à Sendai. Épicentre : au large de la préfecture de Miyagi. Magnitude des vagues à la surface estimée : 7.7.
  • Séisme de Kôbe (阪神・淡路大震災) en 1995 qui fit des dégâts considérables et poussa les autorités à prendre des mesures importantes dans la construction des bâtiments et dans l’organisation des secours et de l’évacuation. Il compta une quinzaine de répliques. Épicentre : extrémité nord de l’île d’Awaji. Magnitude du moment estimée : 6.8.
  • Tremblement de terre de Miyagi (宮城県沖地震) en 2005, lui aussi semblable au récent séisme ne fît aucune victime. Épicentre : à 55 kilomètres au large (à l’est) de la péninsule de Oshika. Magnitude du moment estimée : 7.8.


Vidéo prise par David Michaud dans un magasin de Yokohama.

Nicolas Sarkozy, présent au Conseil de l’Europe à Bruxelles le vendredi 11 mars, a annoncé délivrer toute l’aide nécessaire au Japon et aux autres pays touchés, dans une lettre à destination du premier ministre japonais. Ce dernier a déjà appelé tous les japonais à être solidaires. 100000 hommes des forces d’autodéfense japonaises jieitai (自衛隊) ont été déployées pour les secours. Alain Juppé, ministre de la Défense française, a déclaré que deux détachements de la sécurité civile ont été envoyés en soutien. Ces mêmes troupes se sont retirées à 350 kilomètres au nord de Sendai car les dégâts seraient trop importants à déblayer. L’empereur du Japon s’est exprimé à la télévision plusieurs jours après le début de la catastrophe, ce qui a été critiqué par certains médias japonais.

Les milliers soldats américains déjà en place dans de nombreuses bases au Japon seront sollicités pour apporter de l’aide aux rescapés. Les dégâts sont déjà chiffrables en milliards. L’indice Nikkei 225 a fini en large baisse le vendredi 11 mars. De nombreuses usines ont fermé dans le Tôhoku notamment celles de constructeurs automobiles. Ce n’est pas vital, mais sachez également que les rencontres de J-League (1 et 2) de ce week-end et de tout le mois de mars sont reportées au même titre que celles de baseball et basket. On peut également se demander quelles seront les conséquences du séisme sur l’industrie du jeu-vidéo.


Allocution de Sa Majesté l’Empereur Akihito (en japonais).

Accidents nucléaires des centrales de Fukushima

Vendredi 11 mars, le premier ministre Kan Naoto avait déclaré qu’aucune des 17 centrales nucléaires du Japon n’avait été fissurée. Ces centrales apportent le tiers des besoins en électricité du pays. En outre, 11 réacteurs sur 55 ont été fermés par précaution. Les centrales nucléaires possèdent un système de détection des séismes et s’arrêtent automatiquement. Ce fût le cas pour les centrales de Fukushima dont les réacteurs cessèrent de fonctionner immédiatement.

L’une des conséquences des déficiences de ces réacteurs nucléaires est que l’approvisionnement en électricité n’est plus complètement assuré alors que de nombreux câbles et installations électriques sont tombés en panne. Le premier ministre a appelé les entreprises à diminuer leur consommation d’électricité, notamment la nuit. Samedi 12 mars, quatre millions de bâtiments étaient encore privés d’électricité à Tokyo du fait des dégâts causés par le séisme. À partir du lundi 14 mars de 10h à 18h les préfectures suivantes subiront des coupures d’électricité : Tokyo, Chiba, Gunma, Ibaraki, Kanagawa, Saitama, Tochigi et Yamanashi. Ces mesures dureront au moins jusqu’à la fin avril. Il y a cinq grandes zones de coupure. Seuls 3 arrondissements spéciaux sur 23 ne seront pas privés d’électricité à Tokyo par mesure de sécurité : Chuô-ku, Chiyoda-ku et Minato-ku. Les feux tricolores seront également coupés pendant ces périodes. Le réseau Internet japonais serait lui par contre quasiment entièrement intact d’après une société experte en routage de réseaux américaine.

Cette zone de la préfecture de Fukushima compte deux centrales à 12 kilomètres de distance chacune. Elles sont toutes deux situées en bord de mer. La première, Fukushima Daichi (N°1) comporte six réacteurs en deux groupes : un de quatre et un de deux. L’autre, Fukushima Daini (N°2), comporte quatre réacteurs. Chacun des réacteurs est numéroté de 1 à 6 et 1 à 4, le premier étant le plus ancien.


Explosion de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

Des dégâts ont été causés par le séisme dans la centrale nucléaire de Daiichi, l’une des deux centrales nucléaires de Fukushima. Samedi 12 mars à 15h30 heure locale (7h30 en France), le toit et des murs du réacteur n°1 de la centrale de Daiichi se seraient effondrés causant un mort et onze blessés. Une explosion importante dans le réacteur n°1 a été constatée samedi et de la fumée blanche se serait libérée. Le gouvernement semble complètement à côté de la plaque, ne souhaitant pas céder à la panique. Cependant, d’après les experts des substances radioactives se seraient effectivement libérées. Le taux de radioactivité dégagé en une heure serait supérieur à celui toléré par une personne en une année dans l’enceinte du réacteur n°2. 600000 personnes auraient déjà été évacuées dans un périmètre de 20 kilomètres de la première centrale et 10 kilomètres de la seconde d’après la NHK. L’exode aurait commencé et certains japonais chercheraient à migrer vers le sud du pays pour éviter les substances radioactives soufflés par les vents vers le nord. Une carte des radiations est disponible avec le taux de radioactivité par région.

Les réacteurs de cette centrale sont des réacteurs à eau bouillante. Ces réacteurs nécessitent d’être refroidis par un réfrigérant. Si ce n’est pas le cas il faut y introduire de l’eau. Ce fût le cas car de l’eau de mer se serait introduit dans la cuve.

Tous les yeux sont maintenant rivés sur le réacteur n°3 dont le système de refroidissement serait endommagé d’après l’opérateur de la centrale Tokyo Electric Power (Tepco). Le gouvernement a ordonné dimanche soir (à 20h30 heure japonaise) de verser de l’eau de mer dans ce réacteur pour éviter la diffusion de radioactivité au-delà de la centrale. Lundi 14 mars, un nouveau séisme de magnitude 6.2 s’est produit au large de la préfecture d’Ibaraki, provoquant à nouveau un tsunami sans conséquences. Ce séisme a provoqué une explosion d’hydrogène dans le réacteur n°3 qui lui aussi a perdu son toit et ses parois. Par ailleurs, le système de refroidissement du réacteur n°2 est lui aussi endommagé et le niveau d’eau est critique. Les opérations ont repris mardi au petit matin pour tenter de refroidir le réacteur. L’opérateur a une fois encore été obligé de libérer de l’hydrogène, ce qui a provoqué l’explosion du réacteur n°2. L’enceinte de confinement aurait été touchée. Mardi 15 mars, le réacteur n°4 aurait subit un incendie éteint par l’armée américaine dont des porte-avions ont été déployés au large des côtes. Mardi soir, le toit de ce même réacteur se serait fissurée. Les soldats auraient reçu une radioactivité équivalente à une exposition d’un mois. Une troisième centrale nucléaire, celle de Tôkai, plus proche de Tokyo serait également défectueuse. Les pompiers japonais tentent encore d’introduire de l’eau dans le réacteur n°4 au jeudi 17 mars grâce à des lances à eau. Les systèmes de refroidissement des réacteurs n°3 et n°4 ne fonctionneraient plus suite à un manque d’électricité.

Si la situation n’était pas maîtrisée rapidement, cet incident pourrait être l’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire comme Tchernobyl en 1986 d’après Cécile Duflot. L’autorité française de sûreté nucléaire affirme que l’incident est pire que celui de Three Mile aux États-Unis en 1979 (niveau 5) mais moindre que celui de Tchernobyl. L’incident de Fukushima a été reclassé niveau 6 sur 7 sur l’échelle internationale des événements nucléaires le mardi 15 mars. À titre de comparaison, la catastrophe de Tchernobyl était classée niveau 7. Pour éviter une telle chose, l’opérateur de la centrale a libéré des gaz de l’enceinte de confinement : iode, césium et hydrogène. D’après l’agence Kyodo, le mardi 15 mars, un taux de radioactivité dix fois supérieur à la normal serait annoncé à Maebashi à 100 kilomètres au nord de Tokyo. La mairie de Tokyo aurait annoncé un taux de radioactivité « inoffensif pour la santé » dans la ville. Mercredi 16 mars, un taux de radioactivité 300 fois supérieur à la moyenne est annoncé à moins de 100 kilomètres de Tokyo. Toujours est-il que par principe de précaution il est conseillé de rester confiné chez soi pour ceux qui habitent dans le nord-est et la région de Tokyo. Des taux de radioactivités élevés auraient été relevés dans du lait et des épinards dans les préfectures de Fukushima et d’Ibaraki.

L’autorité de sûreté nucléaire japonaise a reclassé l’événement au niveau 7 en raison des rejets radioactifs émis par les réacteurs n°1, n°2 et n°3 qui se compteraient en térabecquerels. L’événement serait donc de la même gravité que Tchernobyl d’après les autorités japonaises. Je suis pourtant persuadé que les touristes peuvent aller au Japon ne serait-ce que quelques jours… Comme l’explique David sur son blog, la radioactivité en France n’est pas meilleure qu’au Japon, et il existe bien sûr des zones éloignées de Fukushima dans le pays !

Cet accident est pour moi la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il est grand tant de sortir du nucléaire ! Combien de victimes supplémentaires faudra t-il déplorer ? Arrêt sur images déclare que Mediapart aurait retrouvé un article où un scientifique aurait prédit la catastrophe nucléaire en 2007 !

Que faire en tant que ressortissant lors du séisme ?

Tous les ressortissants français, et d’ailleurs des autres pays, sont invités à se déclarer auprès de leurs ambassades respectives. L’Ambassade de France au Japon met à jour une page spéciale d’informations sur le séisme. À l’heure actuelle, l’ambassade est sans nouvelles de 4 ressortissants français dans la région de Sendai. Il y aurait 667 ressortissants dans la zone de la catastrophe sur 9000 français présents au Japon. Aucune victime française n’est à déplorer pour le moment. Dimanche 13 mars, l’ambassade de France au Japon conseille aux ressortissants français de s’éloigner du Kantô pour deux raisons : il y a 70 % de « chance » qu’un séisme de magnitude 7.0 se produisent dans les jours à venir, et deux centrales nucléaires sont déficientes à 250 kilomètres de la capitale. Lire le communiqué de l’ambassade de France au Japon du dimanche 13 mars 2011.

Je vous invite également à vous faire connaître si vous êtes français au Japon en postant sur le forum de France-Japon où une rubrique spéciale a été ouverte.

Google dans sa bienveillance sans faille (« Don’t be evil » est leur slogan), a mis en place une plate-forme pour chercher les personnes disparues ou au contraire donner des informations sur quelqu’un de bien vivant. La plate-forme est disponible en japonais, anglais, coréen et chinois. Des vidéos de témoins du séisme circulent également sur YouTube.

Ressources pour le séisme et le tsunami de Sendai 2011 (en anglais et japonais)

Twitter prouve encore également son utilité et sa spontanéité quant à la participation de nombreux japonais pour relayer les informations et dire à leurs proches qu’ils vont bien. Les trending topics sont déjà connus : #tsunami, #sendai, #earthquake, #eqj et même #séisme et #japon. C’est dire la solidarité même en France ! Vous pouvez chercher des informations en direct sur Twitter. Malheureusement, vu le nombre de tweets important postés en ce moment, vous risquez de rencontrer la fameuse « fail baleine » pour cause de surcharge. Le blog de Twitter Japan a également mis à disposition un article mis à jour régulièrement (en japonais) avec des hashtags pratiques.

Il est possible de suivre en direct l’évolution des tsunamis sur le site de l’agence météorologique japonaise. D’autres cartes des tsunamis sont disponibles sur le site de Ciel et Espace. La plupart des chaînes de la TNT diffusent des informations en continu notamment sur BFM TV où des invités interviennent depuis ce matin : envoyés spéciaux, témoignages de français et japonais au Japon, spécialistes des tremblements de terre et du Japon comme Jean-François Sabouret. Vous pouvez également regarder en direct la NHK en japonais ou NHK World en anglais.

Comment puis-je aider ?

Pour nous français, qui sommes si loin du Japon mais si près dans notre coeur, plusieurs choses sont possibles pour aider les japonais et les secours :

  • Faire un don à la Croix Rouge française à partir de 60 € par défaut. Il est également de donner moins en saisissant le montant dans la zone de texte. Google propose également une page pour faire des dons à la Croix Rouge japonaise, à l’UNICEF ou à Save the Children.
  • Soutenir moralement les japonais que vous connaissez bien sûr mais également via les réseaux sociaux, les forums, les blogs… Des actions sont également organisées un peu partout comme à Lille, dimanche 20 mars à partir de 19h30 sur la Grand Place. Le monde du football rend également hommage aux victimes aux débuts des matchs de même qu’à l’Assemblée Nationale où une minute de silence a été respectée le mardi 15 mars. Une minute de silence a également été respectée partout dans le Japon, une semaine jour pour jour après la catastrophe, le vendredi 18 mars à 6h46, heure du Japon.
  • Enfin, je pense qu’il est tant de sortir du nucléaire ! La catastrophe qui touche le Japon est l’occasion d’en débattre. Non, ce n’est pas de la démagogie que d’en parler. Non, ce n’est pas indécent pour les japonais que d’en parler. Bien au contraire, il faut enfin remettre en question le nucléaire civil. Le parti de gauche et Europe Ecologie Les Verts avaient déjà des propositions bien avant le 11 mars pour organiser la sortie planifiée du nucléaire, proposer un référendum et avancer des alternatives énergétiques.
  • Le dimanche 20 mars, l’association Japon & Culture de Lille organise un rassemblement sur la Grand Place de Lille à partir de 19h30. Il est demandé à chacun de ramener des bougies en mémoire des victimes du séisme et du tsunami. Une collecte de dons est également organisée à cette occasion.

Help Japan

Revue de presse : le Nord Pas-de-Calais et le séisme

Samedi 12 mars :

Dimanche 13 mars :

Lundi 14 mars :

Mardi 15 mars :

Mercredi 16 mars :

Jeudi 17 mars :

Vendredi 18 mars :

Samedi 19 mars :

Dimanche 20 mars :

Vous pouvez suivre l’information en direct sur de nombreux journaux : Marianne, Le Monde, Libération, 20 minutes… Une semaine après le séisme et le tsunami, les médias semblent tous déjà désintéressés du sort des victimes et de la catastrophe pour laisser place à la crise en Libye alors que les élections cantonales, dont le premier tour a lieu le dimanche 20 mars, semblent passer complètement à la trappe.

J’espère que tout le monde s’en sort pour rentrer chez soi et donner des nouvelles parmi mes amis japonais et connaissances et amis français au Japon ! Bon courage pour cette rude épreuve. N’hésitez pas à diffuser le maximum d’informations pour aider les gens qui en ont besoin !

Sources : Kyodo News Agency, Jiji News Agency, NHK, Agence France Presse.

6 réflexions au sujet de « Séisme du 11 mars au Japon »

  1. Merci pour ce point très complet, mais j’aurais bien aimé avoir un peu plus de vécu, de vision personnelle des événements.
    Pour le nucléaire, je ne suis pas sûr que cela soit vraiment plus dangereux que les autres possibilités actuelles. Que ce serait-il passé s’il y avait eu une centaine de centrales au pétrole à la place des ces centrale nucléaire ? Sans doute un immense, immense incendie. Enfin, c’est un autre débat…

    1. Bonsoir Sébastien,

      Malheureusement (ou plutôt heureusement) je ne suis pas au Japon actuellement. Difficile donc de livrer ici des impressions d’habitant. J’essaie simplement de retranscrire le principal tant bien que mal tant les informations ça et là sont contradictoires.

      Je pense qu’on peut sortir du nucléaire. Bien sûr cela risque d’être compliqué du jour au lendemain, notamment pour l’économie. Pourquoi ne pas démocratiser petit à petit les centrales géothermiques, solaires, hydrauliques… ? Au Japon, la surface est certes réduite mais l’eau n’est-elle pas une ressource naturelle ?

  2. Très complet comme article sur une évenement récent.
    Sortir du nucléaire sera long et compliqué, il faudra procéder par étape car comme énergie renouvelable à part le solaire et l’éolienne, il y en a pas des masses. Et encore car l’énergie éolienne a aussi ces inconvénients.

    Petite Info : l’entreprise CAPCOM a déboursé 10 Millions de yens (~880000€) pour les survivants du Big One :
    http://www.jeuxvideo.com/news/2011/00049436-capcom-aide-les-sinistres-du-seisme-au-japon.htm .

    1. Merci Jérémy. Mon blog n’a pas vocation à être un site d’information classique mais je ne pouvais pas ne pas parler de cette catastrophe !
      Je crois vraiment qu’on peut sortir du nucléaire en passant par d’autres énergies sur plusieurs décennies. C’est un problème politique !
      C’est vrai que l’industrie vidéoludique risque d’être fortement touchée : fabrication des consoles, coupures d’électricité touchant les studios de développement, sorties jeux contenant des séismes annulées…

  3. Très bon article !

    Juste une petite précision : pour les petites bourses, on peut aussi faire des dons inférieurs à 60 € sur le site de la croix rouge ! Pour cela il suffit simplement de saisir le montant de votre choix dans la petite case dédiée à cet effet, cachée un peu en dessous des sommes prédéfinies.

    Un don de ne serait ce que 20 € ça aidera déjà beaucoup !

    Bon après ce n’est pas une raison pour boycotter les montants supérieurs… 😉

    1. Merci Brice. J’ai corrigé cela c’est vrai qu’il y a une zone de texte pour préciser un montant personnalisé ! Le mieux est de faire des dons regroupés si possible.

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