8 octobre : Sur les traces du Grand Bouddha

Soleil superbe sous un ciel sans nuagesTrès chaud

Journée coup de ♥ !

Loin de vouloir limiter le Japon à cette vision minimaliste qui consiste à lui opposer ses traditions à sa modernité, cette journée sera néanmoins contrastée. Sous une chaleur de plomb je me rendrai dans l’une des villes qui a marqué l’Histoire du Japon de part son shogunat et ses influents temples bouddhistes. La journée se finira dans l’une des villes les plus peuplées du Japon, voisine de Tokyo, par laquelle le Japon s’est ouvert sur le monde au XIXème siècle.

Je voudrais vous rappeler que vous pouvez consulter les photos de cette journée. Les photos des autres journées sont également disponibles. Elles apportent un supplément visuel à chaque article. Chacune est localisée et comporte une légende. N’hésitez donc pas à y laisser vos commentaires ou questions !

Train bondé

Départ assez tôt le matin, et il fait déjà chaud. En plus de la chaleur, j’aurai l’occasion de voir sur la voie opposée un train sardine. Oui, rempli comme une boîte de sardines. J’ai bien cru que l’employé de gare allait faire usage de la force pour pousser les passagers et laisser les portes se fermer. Les employés payés à faire ce genre de boulot portent des gants blancs par hygiène. Gants plus si blancs que ça à force d’après ce que j’ai pu lire. Passons.

La ville de Kamakura (鎌倉) où je me rends ce matin est située dans la préfecture de Kanagawa (神奈川県), à 50 kms environ au sud de Tokyo. Elle fait face à l’océan Pacifique et n’est pas très peuplée, à peu près la population de Lille intramuros. Le train met donc à peu près une heure pour s’y rendre (un peu comme un TER qui fait toutes les gares entre Lens et Lille pour donner une idée à mes lecteurs nordites ;)). La gare n’est pas très grande et une fois devant on se rend bien compte de la différence de taille avec Tokyo. C’est calme et il n’y a pas grand monde. D’un point de vue historique, la ville est connue pour avoir abrité le siège du premier gouvernement shogunal du Japon de 1192 à 1333.

Komachidoori

La journée commence donc par une petite ballade dans deux rues de Kamakura. Je suis parti tôt pour faire l’ouverture d’un des sanctuaires. En remontant la ruelle komachidoori (小町通り), peu fréquentée, je m’aperçois que la plupart des boutiques sont encore fermées, à l’exception d’une maison de la presse et d’une boutique de baguettes. Petit quartier sympa qui doit être pas mal animé les jours de repos et de beau temps. Il y a beaucoup de références à la France et à l’occident encore une fois : une église, un store bleu blanc rouge, des inscriptions en franponais. Cette ruelle mène à l’artère principale de Kamakura. Longue de 2 kms et bordée de cerisiers, elle part de la baie de Sagami (相模湾) et mène au sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gū (鶴ヶ丘八幡宮). Je n’y suis pas passé mais en venant de la plage le visiteur passe sous trois torii. Le dernier qui est appelé san no torii (三の鳥居), le troisième portique, fait face au sanctuaire. Cette zone d’approche devant le torii est la dankazura (段葛).

San no torii

Le Tsurugaoka Hachiman-gū est le sanctuaire principal de Kamakura dédié à l’Empereur Ojin, Hime-gami et l’Impératrice Jingu. Il a été bâti au XIème siècle et le shogun Minamoto no Yoritomo (源頼朝) désigna Hachiman, le dieu de la guerre dans le panthéon shintô, comme protecteur de la ville. Le sanctuaire appartient au patrimoine culturel important du Japon. Il fut également un temple bouddhiste pendant une longue période de son histoire.

Sanctuaire principal de Tsurugaoka Hachiman-gū

Le visiteur emprunte d’abord une allée bordée par des stands qui proposent des dango entre autres. L’allée mène à une fontaine d’ablution, déjà rencontrée au Sensoji à Tokyo. S’ensuit une cour où se trouve le iron maiden (舞殿) qui était une scène où l’on dansait pour Minamoto no Yoshitsune, le demi-frère du premier shogun de Kamakura. On y danse encore de nos jours.
Sur la gauche de l’escalier qui mène au bâtiment principal, se situait un grand ginkgo planté il y a plus de mille ans. C’est l’endroit où s’est fait assassiner le troisième shogun de Kamakura par son neveu, caché derrière l’arbre. La lignée des Minamoto s’éteindra avec lui. Malheureusement, l’arbre a été déraciné suite à une tempête en mars 2010.
60 marches plus haut, j’atteins le sanctuaire principal jogu (上宮) et une vue de la ville s’offre en partie à moi. Ce bâtiment est représentatif de l’architecture de style Edo. Il a été reconstruit en 1828 par le onzième shogun Tokugawa. Je préfère laisser les croyants qui prient et ne pas prier pour observer en respect. Il y a un musée du sanctuaire au fond du bâtiment mais je n’y suis pas allé. Il s’agit de trésors archéologiques : sanctuaires portables, armes…

Sanctuaire Maruyama-Inari

Je sors ensuite par la gauche pour monter vers un sanctuaire dans le sanctuaire : le Maruyama-Inari (円山稲荷社). Bordé par des drapeaux rouges, c’est aussi un bien culturel important national. Il a été construit pendant la période Muromachi (室町時代) et est dédié à la divinité des récoltes Inari. Dans le folklore japonais, celle-ci est personnifiée par un renard, animal qui protège les récoltes des rongeurs et autres parasites.
Je retourne dans la cour précédente et demande un souvenir un peu spécial à la réception. Les moines de chaque temple/sanctuaire proposent de calligraphier le nom du lieu ou/et une phrase au sens souvent obscur. J’achète donc un shuinchô (朱印帳) – carnet pour sceaux – où chaque page correspond à une calligraphie tracée par un moine dont la dextérité ébahit. Le moine appose en général plusieurs sceaux rouges shuin (朱印) avant de tracer finement les traits. Des fois les sceaux sont apposés après le traçage. Pour ma part, le moine a tracé « Tsurugaoka Hachiman-gū » sur la couverture. Il faut compter à peu près 10 euros (~ 1000 yens) pour le carnet et 3 euros (~ 300 yens) par calligraphie. Souvenir original en tous cas !

Direction maintenant l’est du sanctuaire où se situent d’autres bâtiments. Je passe près d’un étang et sur la droite il y a une musique légèrement audible. Apparemment, comme au palais impérial de Tokyo, des personnes jouent ici du gagaku (雅楽) qui était la musique de cour à l’époque Heian (平安時代). C’est une musique raffinée et religieuse du shintô primitif.


Gagaku, musique de cour de l’ère Heian

Un autre sanctuaire se trouve sur le chemin. C’est le sanctuaire du drapeau blanc ou shirohata jinja (白旗神社). Bien que le lieu soit shintô plusieurs lieux de culte en font partie. Il y a d’ailleurs une salle des trésors (Musée de Kamakura) qui contient des œuvres bouddhiques sublimes. L’appareil photo est interdit même sans flash dans ce bâtiment. Il y a beaucoup de statues en posture de méditation zazen (座禅). Les statues sont nommées du nom de celui qu’elles représentent suivi du terme zazô (坐像) qui désigne une posture assise. Certaines des statues debout sont très réalistes et on dirait que les yeux fixent réellement.
Je reviens par la piste de yabusame (流鏑馬) qui est une sorte de tir à l’arc à cheval (je sais que ça va en intéresser certains ;)). C’est une distraction inventée justement pendant l’époque Kamakura. Apparemment, il y a pas mal d’événements de ce type organisés à l’automne mais je n’en aurai pas vu. Petite anecdote. Sur le côté de cette piste, il y a une maison réservée aux invités spéciaux mais je m’y introduis puisqu’aucune indication ne m’y empêche. Un moine me sort bien rapidement de là m’indiquant que l’entrée est interdite… dommage le lieu avait l’air intéressant.

La visite a pris entre deux et trois heures à un rythme plutôt lent. Il est déjà 11h30 et j’ai les crocs. Il se trouve qu’il y a pas mal de boutiques entre le sanctuaire et la gare et je choisis un petit snack près de celle-ci. Direction maintenant la gare de Hase qui se situe un peu en retrait à l’ouest de Kamakura. Il faut un train qui emprunte une seule voie. D’après ce que j’ai lu, ce train est apprécié des densha otaku, les amateurs de train. C’est vrai que le train en vaut la peine. Les wagons passent entre deux pots de fleur et pour peu qu’il s’arrête n’importe qui pourrait monter dedans de son jardin !

J’arrive vers midi dans ce quartier très fréquenté par les touristes mais relativement calme. Il fait très chaud, le soleil pointe haut dans le ciel, on se croirait vraiment en été. La route est très simple pour se rendre au temple Hase-dera (長谷寺), c’est toujours tout droit et j’y arrive rapidement. Sur la route, pas grand chose à voir à part quelques boutiques et des maisons un peu traditionnelles.

Entrée du Hase-dera

Jizo-sama

Contrairement à ce matin, le lieu de culte où je me rends maintenant est bouddhiste de la secte Jōdo (浄土宗) fondé au VIIIème siècle par un membre du clan Fujiwara, très influent à l’époque. Le temple est le quatrième de 33 temples figurant sur le parcours d’un pèlerinage consacré à Kannon (観音). On retrouve également beaucoup de références aux sept divinités du bonheur tout au long du parcours, notamment à Benzaiten et Daikokuten. L’ascension vers le bâtiment principal est assez rapide. C’est parsemé de curiosités comme ces trois petits jizō (地蔵). Ou encore ces centaines de statues du même type près du jizōdō (地蔵堂), une sorte de sanctuaire où sont vénérés les jizō. Le jizō est l’un des huit principaux bodhisattvas. Au Japon, il est principalement vénéré pour protéger les enfants avortés ou morts nés. En arrivant à la cour où se trouve le bâtiment principal, je tombe sur une statue de Daikokuten. Il fait une chaleur de plomb !

Hall de Kannon

Ici se trouvent différentes structures et une plate-forme d’observation qui donne sur une partie de Kamakura, la plage de Yuigahama et la baie de Sagami. La principale attraction se situe dans le hall de Kannon (観音堂), qui est le plus grand bodhisattva du Grand Véhicule du bouddhisme. Kannon est le nom japonais donné au bodhisattva Avalokiteśvara. La statue en bois mesure près de dix mètres et a onze têtes. Chacune représente une phase dans la recherche de l’éveil. Je fais calligraphier le sceau du temple à l’un des moines sur la droite. Deuxième sceau pour une liste qui promet d’être longue. Je continue vers d’autres bâtiments du temple. Le musée Homotsu-kan propose différents souvenirs. Sur la droite, il y a le hall de Amida (阿弥陀堂) ainsi que la cloche de Shoro et un autre sanctuaire dédié à Inari

L’ascension peut continuer encore plus haut en passant devant une petite bambouseraie, le hall de Daikoku, des archives de soutras et le restaurant Kaikoan. Pas mal de marches avant de pouvoir profiter d’une vue imprenable sur la plage et la baie. Le soleil tape mais la végétation protège. L’été tardif laisse vivre pour encore quelques jours quelques hydrangeas. Petite pause fraîcheur au sommet, avant de redescendre et partir sur les traces du Grand Bouddha de Kamakura.

Baie de Sagami

Daibutsu

Le lieu où se trouve la statue du Grand Bouddha n’est pas bien loin, il suffit de remonter la rue encore un peu plus. La popularité de la statue en ferait oublier qu’elle fait partie d’un temple bouddhiste de la secte Jodo : le Kōtoku-in (高徳院) – « palais » de la grande vertu. La statue de bronze se découvre après un virage, majestueuse. Elle représente le bouddha Amida Nyorai (阿弥陀如来), pèse environ 120 tonnes et mesure un peu plus de 13 mètres. C’est un trésor national dont la construction a débuté en 1252 (période Kamakura). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas la statue la plus grande du Japon représentant un bouddha. La plus grande représente un bouddha debout de 120 mètres. Je fais un peu le tour de la cour qui entoure le bouddha et tombe sur les sandales du bouddha (qui me paraissent petites pour une telle statue :)). C’est compliqué de prendre une bonne photo il y a beaucoup de touristes et j’en fais partie. Obama a aussi visité la statue ce dimanche (14 novembre) et cette fois pas un chien à part la directrice du temple et le 15ème moine chef !


Obama visite le Grand Bouddha de Kamakura

Le temps passe et il est temps maintenant pour moi d’aller à Yokohama. Sur le chemin vers la gare je tombe sur un petit temple pas très bien indiqué : le Shugen-ji (収玄寺). C’est un temple bouddhiste de la secte Nichiren (日蓮宗) fondé à la fin de l’ère Edo au XIXème siècle. Je fais la route inverse assez rapidement en une demi-heure vers Yokohama qui est à mi-chemin entre Kamakura et Tokyo. Yokohama (横浜) est le chef-lieu de la préfecture de Kanagawa. C’est la deuxième ville la plus peuplée (~ 3.5 millions d’habitants) du Japon après Tokyo. Elle est située à 30 kms de Tokyo. Son développement est dû à l’ouverture de son port aux étrangers dans les années 1850. Depuis, de nombreux étrangers y ont habité et je ressens l’influence étrangère aux bâtiments que je croise.
Il faut dire que la première étape que j’ai prévu ici est l’ancien cimetière des étrangers, situé au sud du quartier chinois.

Cimetière des étrangers  (fermé)

D’abord, je marque une pause dans le parc de la montagne américaine (Amerika-yama Park) où sont exposées des photos anciennes d’étrangers ayant séjourné ici. Ce parc est situé au dessus de la station Motomachi Chūkagai, on y accède par un ascenseur. La route vers le cimetière est simple et toujours tout droit, mais ça monte pas mal. Mauvaise surprise en arrivant devant l’entrée, le cimetière est fermé pour une raison inconnue 🙁 je n’étais pas au courant et ce n’était pas précisé sur le site. Je rebrousse donc chemin vers Motomachi qui est une longue rue commerçante au sud du quartier chinois. La route est pavée, il y a des lampadaires et une musique doucereuse parvient jusqu’à mes oreilles. L’ambiance est posée. Pas mal de boutiques donc, mais pas de pulsions consuméristes à ce moment précis.

Entrée de Chinatown

Yokohama Masobyo

Je fais demi tour pour le quartier chinois chūkagai (中華街) qui correspond plus à mon humeur caractère 🙂 L’ambiance est différente, il y a toujours autant de boutiques et restaurants. L’entrée se fait par l’une des grandes portes. Pour ma part je passe sous la suzaku-mon (朱雀門), grandiose et rouge. En remontant, la route le temple chinois le plus connu du quartier se dresse à ma gauche, c’est le Yokohama Masobyo (横浜媽祖廟), dédié à la déesse de la mer. J’entre. Le personnel du temple vient m’accueillir et me propose une petite cérémonie avec eux. Il s’agit de lancer deux objets, et de demander la grâce des dieux du temple aux différents autels. Chaque dieu est vénéré pour un bienfait différent : la réussite scolaire, le mariage, l’accouchement, l’éducation des enfants… Bel accueil en tout cas pour ce temple haut en couleur et bibelots. Je continue mon chemin vers d’autres ruelles en passant par une boutique labyrinthe avec plein d’objets exotiques, des djembés, des fringues africains, des instruments… Ce n’est pas de la mauvaise volonté mais mon pif me dit que ça sent la contrefaçon et je me demande si les contrôles sont nombreux dans ce quartier. Je quitte en début de soirée le quartier chinois le plus peuplé du Japon.

Vue depuis la Landmark Tower

Je reprends le train vers Minato Mirai 21, une zone portuaire de Yokohama. La station de métro est énorme. Je sors continue par la route souterraine qui mène vers la Queen’s Tower, une tour commerçante. Mon objectif dans ce building est de trouver le Hard Rock Café Yokohama pour rapporter comme trophée un t-shirt. Je porte justement celui d’Amsterdam 🙂 La vendeuse le remarque et je l’empêche de travailler en parlant avec une demi heure. On parle d’Europe, de voyage, de rock… Petit échange de cartes de visite au passage et je m’en vais vers la tour voisine. La Landmark Tower est la troisième structure la plus grande du Japon et le plus haut building. Elle a été achevée en 1993 et propose un observatoire du haut de ses 296 mètres. C’est de ce fait l’observatoire le plus haut du Japon qui propose une belle vue sur la baie de Tokyo, Cosmo World et sa grande roue. Une autre particularité du building est qu’il possède l’ascenseur le plus rapide du Japon. Il met 40 secondes pour atteindre le 69ème étage, soit une vitesse de 45 km/h. Au Japon le premier étage est le rez-de-chaussée, le 69ème étage est donc en fait le 70F (70th floor). Voilà pour cette longue journée encore bien variée et intéressante où j’ai croisé la route de beaucoup de ginkgo, l’arbre symbole de la ville de Tokyo, très présent dans le Kantō (関東). Dans la rue vers l’hôtel, la télé d’un café diffuse dehors un match amical entre le Japon et l’Argentine. Cette soirée se solde par une remarquable victoire du Japon grâce à un but de Okazaki.

11 thoughts on “8 octobre : Sur les traces du Grand Bouddha”

  1. 鎌倉!!! Ça me rappelle tant de bons souvenirs T-T
    Sauf que ta visite était plus documentée que la mienne, moi j’ai juste admiré le paysage 🙂
    Merci pour les infos, j’avoue qu’à l’époque je ne me posais pas trop de questions, mais je pense que l’année prochaine j’en profiterai différemment !

  2. Ah que bons souvenirs ça me rappelle à moi aussi !!!
    Ayant voyagé avec ALJ on avait pris cette excursion au départ de Tokyo et vraiment ça a été une journée que j’ai adoré
    Elle s’est déroulée aussi sous le très chaud soleil de septembre… dur, dur par moments!!
    L’Engaku-ji en bois est magnifique. Comme dans la plupart des temples il y avait une garderie et tous ces enfants avec leur petit chapeau de couleur différente étaient adorables 🙂
    Le Kenchô-Ji un vrai coup de coeur…. un trop court moment assises sur la terrasse à contempler le magnifique jardin zen et son mini lac, un pur moment de bonheur comme j’en ai connu quelques-uns au Japon…. Dur de s’y arracher mais hélas c’était une excursion donc on a suivi le mouvement et quitté cette fraicheur bienvenue!
    Pour le Tsurugaoka Hachimangu , heureusement on a descendu les escaliers… 🙂 avant de passer à des nourritures plus terrestres et délicieuse 🙂

    Ah que la Danzakura doit être belle au printemps avec son allée de cerisiers en fleurs

    Je me suis sentie bien petite devant le Grand Bouddha , 2ème coup de coeur de cette journée à Kamakura que nous avons achevé aussi par la viste du temple Hasedera. Joli jardin et la vue sur la baie et la plage est très belle. Le Japon tel que je ne me l’imaginais pas et qui m’a séduite aussi. J’aurais bien aimé tremper mes pieds en feu dans cette belle eau bleue!

    Et tu as enchainé avec Yokohama, alors là tu m’épates!!!

    Merci pour ton récit si bien détaillé, je revis mon propre séjour à travers le tien et c’est bien agréable.. Maintenant je vais regarder tes photos!! Bon après-

    1. ALJ c’est aujourd’hui le Japon ? Je ne savais pas qu’ils faisaient office d’agence de voyage tiens.
      C’est vrai que l’été dur longtemps visiblement au Japon. Tant mieux d’un côté pour les touristes. Quoique ça devient vite insupportable !
      Je m’en veux de ne pas avoir été à Kita-kamakura et à la plage aussi 🙂 Un peu comme toi c’était un peu la course, peut-être un peu moins… d’où ma préférence de partir seul qu’en voyage organisé en groupe !
      Oui, j’ai enchaîné avec Yokohama rapidement mais c’était cool surtout le passage au Hard Rock Café 🙂
      Merci encore pour tes commentaires c’est riche en expériences et émotions ! Le prochain article risque d’être un peu plus léger par contre !

  3. ALJ c’est Autrement le Japon
    Je suis partie avec ma fille et se lancer à l’aventure seules en ne pratiquant pas la langue, à part le kit de survie 🙂 nous faisait un peu peur
    Donc ALJ a été parfait pour nous.. Ils s’occupaient de toute la logistique : avions, hôtels, transfert Tokyo Kyoto en Shikansen , ryokan à Hakone… pour le reste c’est à ta convenance, soit tu as tout ton temps de libre pour visiter à ton rythme et selon tes envies, soit tu as des excursions au choix!

    A Tokyo on a pris un repas franco-japonais dans une izakaya avec des japonais francophiles, suivi d’une soirée karaoké d’anthologie 🙂 Génial… Ils sont adorables!!!
    Puis cette excursion pour Kamakura et à Kyoto on avait choisi Kyoto secret et une journée Nara Uji…

    Vraiment parfait comme organisation…

    15 jours de rêve passés beaucoup trop vite 🙁
    Mais c’est vrai qu’avoir le loisir comme toi d’avoir du temps et aucune contrainte horaire ça doit être génial… et tu parles japonais… ça change tout xD

    1. En effet, parler japonais ça dépanne bien et j’ai été agréablement surpris par mon niveau. Après ça dépend des situations et circonstances et de la bonne volonté de l’interlocuteur je pense. 🙂

      Tiens, vous avez fait un petit écart aux « classiques »… Uji c’est pas si classique que ça pour 15 jours n’est-ce pas ?

      N’hésitez pas à montrer le blog à votre fille !

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