11 octobre : Vers la campagne japonaise

Beau soleilChaud

C’est déjà la deuxième semaine du voyage. À cette occasion je quitte Tokyo la tête pleine de souvenirs pour quatre journées de transition avant d’atteindre Kyoto – l’une des anciennes capitales impériales. Pour ce premier break j’ai décidé de m’attaquer un peu à la campagne japonaise.
Aujourd’hui, je me rendrai à Nikkō, une ville située au nord de Tokyo réputée pour son complexe de temples et sanctuaires. La quantité de touristes sera aujourd’hui bien plus importante qu’à Tokyo, autant que la quantité d’étrangers. Malgré la notoriété de ce lieu touristique, c’est bel et bien la campagne. L’atmosphère changera radicalement aujourd’hui.

Shinkansen

Réveil relativement tôt aujourd’hui pour envoyer mes bagages à Kyoto. Kyoto ? Oui, car hors de question de traîner un sac de 20 kgs à travers le Japon ! Il existe un système d’envoi rapide appelé le takuhaibin (宅配便) ou takkyubin (宅急便). Les bagages sont envoyés n’importe où dans le Japon et très rapidement. En général le lendemain matin elles arrivent à destination mais on peut choisir le jour d’arrivée. Je choisis donc de les envoyer pour dans quatre jours à l’auberge où je resterai à Kyoto. Je m’en tire pour à peu près 15€ pour envoyer 20 kgs à plus de 500 kms ! Il suffit de demander à la réception de l’hôtel qui prend en charge les bagages. Ce service était explicitement indiqué sur le site de l’hôtel. Ce système m’épargnera une belle galère notamment dans les transports.

Aujourd’hui, lundi 11 octobre 2010, c’est le jour de l’éducation physique au Japon ou taiiku no hi (体育の日). Il s’agit d’un jour férié qui tombe le deuxième lundi d’octobre. Ce jour fête l’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964. À cette occasion, les élèves, les étudiants voire les salariés participent à des rencontres sportives undokai (運動会). Comment parler de ces Jeux Olympiques sans évoquer le shinkansen ? Ce train à grande vitesse a été déployé d’abord entre Tokyo et Shin’osaka à l’occasion de cet événement international. Le Japon est le premier pays a s’être doté de lignes à grandes vitesses. Le succès a été grand tout de suite. À titre de comparaison, il aura fallu plus de 20 ans au TGV pour atteindre le milliard de passagers.

Préfecture de Tochigi - Train local vers Nikko

Ma destination du jour est à environ 150 kms au nord de Tokyo, dans la préfecture de Tochigi. Cette région est entre la plaine du Kanto et les montagnes du Tohoku, la partie nord du Japon. Je dois d’abord emprunter un train JR vers Omiya dans la préfecture de Saitama puis le shinkansen pour la première fois jusque Utsunomiya qui est le chef-lieu de la préfecture de Tochigi.
Il existe différents types de shinkansen qui circulent entre 250 et 320 km/h. Le paysage entre Ikebukuro et Utsunomiya est une succession de résidences de banlieue. Le confort à l’intérieur du shinkansen est équivalent à celui du TGV, la vitesse aussi. J’essaie de rentabiliser au maximum le Japan Rail Pass qui a une validité de trois semaines. Ce passe est valable sur tous les shinkansen sauf ceux de type Nozomi qui sont les plus rapides et font le voyage entre Tokyo et Hakata (Fukuoka) en cinq heures. Il faut savoir qu’il existe des wagons où les sièges sont réservés, d’autres non. Heureusement, j’ai fait la réservation des longs trajets à mon arrivée à l’aéroport pour ne pas me retrouver debout. Finalement, il semble qu’il y ait de la place à chaque fois sauf pendant les périodes de fête. Utsunomiya est une ville moyenne de 500000 habitants à 35 kms du lieu où je me rends via un train local.

La voie de chemin de fer jusque Nikkō passe entre petits champs et montagnes peu élevées. Petit à petit le train prend de l’altitude… 200 puis près de 550 mètres une fois arrivé à destination. Il y a deux gares à Nikkō. Celle où j’arrive et une autre située à peine 200 mètres plus loin. C’est là que se trouve un office du tourisme. Je demande une brochure et à quel arrêt descendre pour mon hôtel. La dame est étonnée de mon niveau en japonais alors que je ne fais que des phrases simples. Les étrangers qui parlent japonais ne doivent pas courir les rues à la campagne japonaise. Je vais donc sur la place en face de cette gare où se situent les arrêts de bus. Un panneau y indique l’altitude : je suis à plus de 500 mètres au dessus du niveau de la mer. Il y a un bâtiment des bières Nikkō.
Le bus ne tarde pas à arriver. Il semble que c’est l’un des moyens les plus utilisés dans les lieux touristiques dans la campagne. En général, il faut payer une somme en sortant pour un trajet bien précis. J’avais demandé à Destination Japon une carte SUICA sans contact avant mon départ. Il est possible de créditer cette carte jusque 20000 yens à des bornes spécifiques notamment dans les gares. Pour ma part, j’ai mis suffisamment d’argent dessus à l’aéroport pour être tranquille pour la suite. Il existe des cartes pour chaque région du Japon. La SUICA est valide à Tokyo, dans la région du Kanto et dans des régions périphériques comme Nikkō. Pour l’utiliser il suffit de passer la carte au dessus du récepteur en montant dans le bus puis de la repasser sur l’autre récepteur pour débiter la carte en descendant. Le chauffeur annonce des embouteillages terribles (大変な渋滞のため・・・).
Je descends à l’arrêt Hanaishicho qui est éloigné du centre et des attractions touristiques. Le gérant de l’hôtel Natural Garden me fait un peu penser au sous directeur Uchiyamada dans GTO ! Bref, ce n’est pas l’heure du check-in mais je peux laisser mon sac à dos pour visiter léger. Je retourne à l’arrêt pour prendre le bus en sens inverse vers le pont sacré, point d’entrée du parc national.

Pont Sacré du sanctuaire Futarasan

Après l'entrée du parc naturel

Le pont sacré shinkyō (神橋) fait partie du sanctuaire Futarasan. On peut deviner cela à sa couleur rouge orangée caractéristique du shintō. Il faut acheter un ticket pour aller sur le pont qui est infranchissable (bloqué au bout). Pas de panique, il y a un deuxième pont en pierre à côté 😉 Pour le moment, c’est quand même fermé car il y a une cérémonie de mariage shintō à ce moment-là ! J’attends. Le prêtre et son assistante quittent le pont et font une sorte de rituel près du petit sanctuaire près du pont. Je franchis le pont et lis les quelques explications en japonais. Mais au fait le pont passe au dessus de quelle rivière ? Il a été construit dans sa forme actuelle en 1636 puis reconstruit de nombreuses fois pour franchir la rivière Daiya (大谷川), qui prend sa source au lac Chuzenji. Autrefois seuls le shogun et l’empereur pouvaient franchir le pont.
Il est maintenant temps d’entrer dans une enceinte religieuse qui fait partie du Parc Naturel de Nikkō. L’ensemble des temples et sanctuaires de Nikkō a été ajouté au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999.

Rénovation du Rinno-ji

L’entrée se fait donc juste après le pont sacré en montant des escaliers. Il suffit de suivre les flèches qui indiquent le sens de la visite pour arriver au premier temple. Après avoir pris un virage, quelle n’est pas ma surprise de voir ce temple, le Rinnō-ji (輪王寺) en rénovation, entouré d’échafaudages et de grues… C’est très courant au Japon où l’on reconstruit très régulièrement les édifices religieux et où le budget accordé à la culture n’est pas négligeable. Dommage pour l’aspect extérieur en tous cas ! Le complexe est relativement grand et englobe deux temples bouddhistes et deux sanctuaires shintō. J’achète une entrée groupée à la réception, puis me rends à l’intérieur de ce premier temple établi par le moine Shōdō Shōnin en 766. La salle des trois bouddhas sanbutsudō (三仏道) abrite comme son nom l’indique trois statues en or massif représentants Amida, Kannon aux 1000 bras et Kannon à tête de cheval. Ces statues sont impressionnantes, grandes et impassibles.

Torii du Toshogu

Pagode à 5 étages du Toshogu

Les échafaudages sont visibles de l’intérieur en sortant du temple par derrière. Là se trouvent déjà des boutiques de souvenirs et des moines qui font de la calligraphie. J’emprunte le chemin de cailloux sur le côté qui mène vers le sanctuaire Toshogu (東照宮). Cet ensemble shintō est composé de plusieurs bâtiments, il suffit de suivre les flèches. Autant dire que c’est l’endroit le plus intéressant aujourd’hui. La corde géante shimenawa (しめ縄) qui entourait le portique de l’entrée a été retirée. Il semble qu’elle était trop lourde. Une pagode à cinq étages se situe à proximité. Elle a été construite de manière à résister aux séismes. Je monte d’autres escaliers et passe sous une porte où de chaque côté trône un des deux gardiens : Agyo et Ungyo. L’un a la gueule ouverte, l’autre a la gueule fermée. Chacun symbolise le début et la fin de toute chose. Dans la première cour qui suit, plusieurs constructions se suivent. Des lanternes en pierre sont disséminées par-ci par-là. La plus notable est celle où sont gravés trois singes sur le fronton en bois. Ces trois singes sont appelés Mizaru (見猿), Kikazaru (聞猿) et Iwazaru (言猿). Ils représentent par leur nom et par leur posture cet enseignement : ne pas voir ce qu’il ne faut pas voir, ne pas entendre ce qu’il ne faut pas entendre, ne pas dire ce qu’il ne faut pas dire.

Lanternes en pierre

Les trois singes

En poursuivant la visite, je croise le temple bouddhiste Yakushi-do (薬師堂) dans l’enceinte de ce sanctuaire shintō. La séparation des lieux de culte était obligatoire sous l’ère Meiji mais une autorisation fut accordée. Je passe sous une seconde porte, haute de plus de dix mètres et ornée de sculptures d’animaux. Cette autre cour abrite d’autres merveilles parmi lesquelles des sanctuaires portatifs appelés mikoshi (神輿) utilisés lors des festivals. Je laisse mon carnet de calligraphies à l’un des moines qui me demande de repasser plus tard. En attendant, je me rends dans le bâtiment principal. Il faut se déchausser. Une file d’attente commence à se former. Il est possible de rentrer pour recevoir des explications sur ce lieu par l’un des moines. Il expliquera notamment que les kami (神) de personnages importants sont vénérés ici : Tokugawa Ieyasu, Hideyoshi Toyotomi et Minamoto no Yoritomo. Il parle également de la décoration intérieure. Je ressors chercher ma calligraphie puis continuer vers la droite où il est possible d’accéder au mausolée de Tokugawa Ieyasu, moyennant un coût supplémentaire. L’entrée du corridor est marquée par le chat endormi ou nemurineko (眠り猫), sculpté au dessus de la porte. Ce chat écoute en réalité le couple sculpté de l’autre côté. Je monte près de 200 marches en pierre, bordées de conifères, avant d’atteindre la tombe du plus grand shogun du Japon. Après une montée un peu usante jusqu’au point culminant du sanctuaire, je redescends vers le sanctuaire Futarasan.

Tombe de Tokugawa Ieyasu

Au sanctuaire Futarasan

Ce sanctuaire a été fondé en 782 par Shōdō Shōnin puis reconstruit en 1610 contient un pavillon central de style Momoyama (1573-1603). Le sanctuaire vénère les esprits divins des montagnes voisines. Des sanctuaires portatifs sont également dans un hangar. Il sont dédiés aux monts Nantai (男体山), Nyōtai (女体山) et Tarō (太郎山) qui symbolisent respectivement l’homme, la femme et l’enfant. Là sont plantés trois pins noirs millénaires vénérés tels des kami, esprits du shintō. La légende veut qu’ils auraient été plantés par Kukai, personnage important du bouddhisme au Japon, dont j’aurai l’occasion de reparler.
Il y a un dernier temple situé à l’ouest, le taiyu-in (大猷院) qui abrite le mausolée de Tokugawa Iemitsu, le petit-fils de Tokugawa Ieyasu qui jura de le servir même après sa mort. C’est pourquoi son mausolée fait face au nord vers la tombe de Tokugawa Ieyasu. Malheureusement je n’y suis pas allé par manque de temps. En effet, la nuit tombe tôt et je voudrais aller vers le lac qui est relativement éloigné à l’ouest !

Vers le lac Chuzenji

Cascades de Kegon

Il est 14h30 et j’ai une faim de loup. Mais où manger dans un ensemble de temples et sanctuaires ? Il y a heureusement un petit restaurant près de la sortie. Je mange un riz-curry alors qu’il fait plutôt chaud dehors. Tant pis ça cale bien ! Je sors par la descente vers l’arrêt de bus. La route jusqu’au lac est plutôt longue. Il faut près de 40 minutes pour s’y rendre en passant par la route aux 48 tournants. Il y a réellement 48 virages, tous numérotés. Pas mal pour digérer. Je suis parti tout juste car le bus est pris dans les bouchons près du sommet… Dans le bus je sympathise avec un hamburger Hambourgeois. On parle en anglais. Il parle spontanément et je me dis que mon niveau n’est pas aussi bon que je le croyais. Nous arrivons près du lac Chuzenji.
D’abord nous allons au dessus des cascades de Kegon, hautes de 97 mètres. Il est possible d’aller au pied par un ascenseur mais nous n’y pensons pas. Pour ce qui est des photos, j’ai eu le même problème que David Michaud. Le site est plutôt mal situé. En cette fin de journée le soleil pointe juste derrière ! Nous allons vers le lac, qui a été formé il y a longtemps par une éruption du mont Nantai. Ce mont, recouvert de verdure, culmine à près de 2500 mètres et est classé parmi les cent montagnes les plus célèbres du Japon. Il semblerait qu’il soit encore actif bien que sa dernière éruption remonte à 7000 ans. Je trouve que le lac ne vaut vraiment pas le détour. C’est plutôt beau mais très banal ! L’allemand que je viens de rencontrer pense la même chose. Le soleil couchant offre une très mauvaise luminosité ce qui accentue encore plus le sentiment du temps perdu. Le lac de Gérardmer, situé dans les Vosges en France, est un peu identique à ce lac entouré de basses montagnes mais vaut plus la chandelle !

Lac de Chuzenji

Je retourne vers l’hôtel par l’un des derniers bus. Il y a de rudes bouchons sur la route… pas grave j’ai de la lecture avec les quelques brochures que j’ai pu récupérer par-ci par-là. De retour à l’hôtel il est déjà l’heure de manger sauf qu’il est trop tard pour le service du dîner ! Le gérant de l’hôtel m’indique d’aller au restaurant voisin. C’est un petit café géré par une dame qui me propose un riz-curry et du thé vert. Je ne dis pas non pour ce deuxième riz de la journée et mange de bon cœur. Bonjour les calories 😉 L’hôtel propose quelque chose d’intéressant : un onsen (温泉) ou source d’eau chaude. En l’occurrence, il s’agit ici de thermes artificiels : un à l’intérieur et un autre à l’extérieur bordé par des pierres. Bien sûr, les bains ne sont pas mixtes. Une cloison sépare chaque onsen dehors. Il faut d’abord mettre ses vêtements dans un panier puis se laver avant d’entrer dans le bain dont l’existence se limite à proposer du bien-être. La température est d’environ 40°C. Je pensais que c’était bien plus. Bon moment de détente en tous cas avant d’aller me reposer pour repartir demain courir dans les transports !

Vous pouvez consulter les photos de cette journée. Les photos des autres journées sont également disponibles. Elles apportent un supplément visuel à chaque article. Chacune est localisée et comporte une légende. N’hésitez donc pas à y laisser vos commentaires ou questions !

10 thoughts on “11 octobre : Vers la campagne japonaise”

  1. Je connaissais les trois singes avec leurs handicapes mais je ne savais pas que c’était d’origine Japonaise et c’est bizarre qu’ils numérotent les virages.
    Cette route s’appelle réellement aux 48 tournants?

    1. Je ne sais pas si ce sont des handicapes. C’est simplement qu’ils se cachent une partie du visage. T’en as entendu parlé où ?
      Oui la route s’appelle bien comme ça, tiens d’ailleurs j’aurais pu mettre le nom japonais comme je fais d’habitude → irohazaka (いろは坂). D’après l’article de wikipédia (en japonais) sur cette colline, il y a bien 48 virages qui portent tous en fait non pas un numéro mais un son de la langue japonais (a, i, u, e, o, ka, ki, ku, ke, ko, ga, gi, gu, ge, go…). En fait iroha désigne l’ordre des sons un peu comme l’alphabet.

  2. Ah chouette un nouvel article !!
    J’aurais bien aimé aller à Nikko… mais on avait encore tant de choses à voir à Tokyo qu’on avait choisi seulement Kamakura comme excursion
    Je vais donc visiter Nikko grâce à toi !

    Super ce système de transfert de bagages… je pense que c’est aussi ce qu’avait choisi ALJ pour le transfert à Kyoto pendant que nous allions à Hakone

    Ouh à voir ta photo du temple entouré de grues et échafaudages on ne se croirait pas à Nikko ^^
    Par contre j’ai toujours adoré les motifs colorés de la pagode ! Quelle merveille…
    Belle journée ensoleillée, dommage il était un peu tôt dans la saison pour les érables rouges !!!
    Tes photos du lac et du ciel aux couleurs bleutées sont très belles !!! Quelle sérénité il s’en dégage

    Le onsen… ayant mis notre pudeur de côté ma fille et moi  nous avons testé, mais beaucoup trop chaud pour moi … je n’y suis pas resté longtemps.. dommage, mais le concept est génial.. Ils ont tout bon question zen attitude nos amis japonais
    Merci pour cet article passionnant et pour les photos
    Bon week-end !!

    1. En fait Nikko était complétement à part de la partie « Tokyo » du voyage. Comme tu peux le voir d’ailleurs l’article fait partie de la catégorie « Campagne ». En fait c’était le premier « break » de ce voyage.

      Le transfert de bagages est quasiment inévitable, et en tous cas bien pratique !

      J’étais un peu médusé en voyant le temple en rénovation… d’autant plus que chacun des lieux visités dans cette zone étaient plus ou moins en rénovation.
      Le lac mérite peut-être d’être visité plutôt l’été et en groupe ! Mais seul (ou avec un allemand rencontré dans le bus), en automne quand les couleurs ne sont pas terribles c’est moyen !

      C’est compliqué de rester plus de 10 minutes dans cette eau très chaude ! Disons qu’on a pas l’habitude.

      Prochain article aussi vite que je peux puisque dimanche je passe le JLPT niveau 2 à Arcueil dans le Val-de-Marne. Bon week-end à bientôt !

  3. Les photos du Daiya-kawa , Kegonno-taki et Cyusonji-ko sont très beaux !
    et aussi auteur choses !
    Je n »ai conu jamais « Daiya-kawa » XD
    Tu as pu des yeux de Nemurineko ? : D
    新幹線、宅配便も上手く使って、上手に旅をしてるよね。:)
    まるで日本を旅慣れてる人みたいに。C’est super !

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