Où apprendre le japonais ?

Cette fois-ci, j’aimerais parler un peu de la langue japonaise, un sujet qui me tient à cœur. J’aime les langues et notamment le japonais ! Une question m’est souvent posée : comment as-tu appris le japonais ? Je répondrai à cette question par d’autres interrogations. Il convient en effet d’étudier deux problématiques : où trouver des ressources pour apprendre le japonais et où apprendre le japonais ?

Apprendre le japonais en autodidacte

Apprendre une langue peut être une activité très solitaire. Elle peut devenir également une activité de groupe. Il est possible de décomposer l’apprentissage d’une langue en deux groupes, eux-mêmes divisés en deux composantes : la compréhension écrite, la compréhension orale, l’expression écrite et l’expression orale. L’apprentissage d’une langue devient donc forcément une activité de groupe dans tous les cas notamment si c’est pour une pratique orale, à moins de parler tout seul et là il y a de quoi se poser des questions. Une langue peut également se pratiquer seul : lire un livre, écrire pour soi ou encore écouter (et comprendre) un film.

Même si l’apprentissage d’une langue seul chez soi peut être plausible dans le cas d’une langue morte (latin, grec ancien, araméen…), cela est beaucoup moins vrai pour une langue parlée par 130 millions de locuteurs (devant l’allemand). Je pense qu’il est possible de progresser vite seul en japonais comme dans toute autre langue. Bien sûr cela doit dépendre du profil de l’apprenant. Seul, celui qui apprend va à son rythme : doucement ou rapidement. L’autodidacte doit redoubler d’attention et être exigeant pour pouvoir se corriger. Oui, c’est possible de se corriger seul. Certaines méthodes papier peuvent être suivies à son rythme et sans l’aide de personne. Elles proposent souvent des corrections. C’est à l’apprenant d’être assidu et d’utiliser son temps libre à bon escient.

Assimil - Le japonais sans peine

Pour l’autodidacte qui apprend à la maison il n’existe pas tant de médias que ça pour pratiquer l’oral et l’écrit. Il en existe au moins deux : Internet et les livres. Il est possible d’apprendre le japonais avec plusieurs méthodes papier plus ou moins efficaces. Ce n’est pas le sujet de cet article que de les énumérer mais voici celles que je vous conseille. Si vous avez le budget, je pense qu’il est bon de ne pas vous attardez sur une seule méthode. Vous pouvez commencer par la méthode Assimil pour adapter votre oreille petit à petit grâce à une écoute passive puis active en 99 leçons. Quoique l’on en dise c’est une très bonne méthode qui donne envie de s’intéresser au Japon, comme je l’ai fait ! Les exercices sont très courts. C’est pourquoi je vous conseille d’y associer deux autres méthodes.

Le japonais en manga propose deux tomes très complets pour aborder la grammaire de base japonaise. Les deux cahiers d’exercices sont très complets aussi et motivants. J’ai vraiment eu l’impression de progresser avec eux. Vous pouvez aussi utiliser les deux tomes du Manekineko qui proposent d’apprendre le japonais en étudiant des textes de différentes difficultés. Encore une fois, j’ai adoré cette méthode qui permet de travailler avec des textes et de comparer avec une correction. Vous pouvez télécharger gratuitement sur le site des éditions Ellipses les textes du deuxième tome avec les réponses à certaines questions ! Ce fichier est spécialement en ligne pour les autodidactes. Pour finir, vous pouvez aussi vous procurer la grammaire systématique japonaise, un ouvrage très complet en deux tomes détaillant en profondeur la grammaire japonaise. Ce livre sert plutôt de référence, ce qui ne m’a pas empêché de le lire en entier !

The Yomiuri Shimbun, disponible gratuitement à l'hôtel où j'étais à Tokyo

Une fois que l’apprenant aura acquis une certaine maîtrise de la langue, il lui sera possible de s’attaquer à d’autres sources de lecture. Une grammaire de base et quelques kanjis sont suffisants pour pouvoir se jeter à l’eau. Petit à petit, le japonisant apprendra sans aucun doute de nouvelles tournures grammaticales et de nouveaux kanjis. Il est possible d’acquérir des romans et magazines en langue japonaise sur Internet, par exemple sur le site de la librairie Junku. Le site propose également des mangas, qui sont un très bon moyen de progresser dans cette langue ! Auparavant, il existait beNippon un autre site d’import qui a malheureusement été contraint de fermer suite au 11 mars… Pour les habitants du Nord Pas-de-Calais, sachez que la Librairie Internationale V.O., située près de la Gare Lille Flandres, propose quelques livres en langue japonaise !

Comment apprendre le japonais de nos jours sans passer par Internet ? L’apprenant en japonais pourra trouver de nombreuses ressources notamment en blogs et en journaux (Yomiuri Shimbun, Asahi Shimbun, Mainichi Shimbun, Janjan News…). Le journal Asahi vient justement de mettre en ligne sa version digitale.

Vous pouvez lire également de très nombreux blogs japonais édités de nombreuses plateformes : Ameba, FC2 (existe également en français), Livedoor, Cocolog Nifty, blogs Goo, blogs Yahoo!

Projet Tatoeba

Vous trouverez également beaucoup de blogs anglophones et francophones relatant de la langue japonaise. Je pense par exemple à la méthode de japonais pour gaijins de Robert Patrick, certes relativement crue mais de ce fait très efficace. Le blog de Maggie Sensei propose également des leçons très intéressantes en anglais. Ashley propose parfois des listes de vocabulaire utiles sur Surviving in Japan.

J’aimerais aussi partager des ressources pratiques pour le japonais. Tout d’abord, je trouve indispensable d’utiliser le site de grammaire Guide to Japanese pour appuyer sa progression dans la langue. Ce site est disponible dans de nombreuses langues. À cela, vous pouvez mêler le dictionnaire des kanji japonais et Kanjiroushi. J’utilise en complément le site Tangorin, qui est un dictionnaire très complet anglais-japonais/japonais-anglais basé sur le dictionnaire JMdict. Parfois, un dictionnaire ne suffit pas pour trouver la traduction d’un terme précis, scientifique, la traduction d’un concept ou même d’un événement.

Je vous conseille vivement d’utiliser Wikipédia Japon qui est une source inépuisable d’articles. L’encyclopédie en ligne comptait 725275 articles en japonais au 1er janvier 2011. Le japonais est donc la sixième langue en terme de nombre d’articles sur ce site devant l’espagnol, le russe et le chinois. Vous pouvez prendre un article en français ou en anglais et cliquer sur 日本語 (si la traduction existe) dans la barre de langues à gauche pour lire l’article en japonais.

Il est très important de pouvoir se baser sur ce que l’on lit pour formuler des propos dans une langue. C’est pourquoi je vous conseille d’utiliser le projet Tatoeba qui est un site collaboratif où les apprenants peuvent partager et traduire des phrases dans toutes les langues dont le japonais. Ce site de recueil de phrases d’exemples est à l’initiative d’un étudiant de l’Université de Technologie de Compiègne et propose déjà plus de 150000 phrases en japonais. Bref un must !

Noguchi Soichi, un astronome japonais

Pour finir sur l’aspect écrit du japonais, il faut bien souligner que Twitter est une véritable corne d’abondance pour apprendre de nouveaux mots et néologismes japonais ! Vous pouvez suivre des personnalités japonaises plus ou moins connues comme par exemple l’astronaute Noguchi Sôichi. Vous pouvez également rencontrer des japonais et sympathiser. C’est donc un formidable moyen de vous exprimer à l’écrit. Le japonais est l’une des langues les plus utilisées sur ce réseau social. Je vous conseille d’utiliser également votre stylo pour l’écrit car l’utilisation du clavier nuit à la mémoire des signes. Il est possible de trouver des correspondants sur Japan Guide. Entretenir une correspondance est peut-être le meilleur moyen de pratiquer l’écrit selon moi. Amélie Nothomb devrait être d’accord avec moi sur ce sur point 😉

Grâce à ce site vous pouvez tomber sur des japonais qui souhaitent sympathiser avec des étrangers ou améliorer leur compréhension du français et qui utilisent Skype. J’étais utilisateur assidu de ce logiciel jusqu’à peu mais le récent rachat par Microsoft pourrait me pousser à m’orienter vers des alternatives libres… Enfin, je ne saurai évidemment que vous conseiller d’affiner votre oreille en écoutant plein de films, séries et dessins-animés japonais ! D’abord, avec les sous-titres en français, puis les sous-titres japonais et enfin sans sous-titres. Au fil des mois c’est largement faisable je pense. Vous pouvez regarder la télévision japonaise sur Internet ou télécharger légalement des podcasts comme par exemple le Nikkei Veritas animée par Oe Mariko. Un podcast est certes plus difficile à comprendre mais permet de se sensibiliser à la langue japonaise dans des conditions autres que fictives (dessins-animés). Comme dans toutes les langues, la musique est également un bon moyen d’adapter son oreille à de nouveaux sons. Je ne saurais que vous conseiller de chercher des chansons sur Google Vidéos où il est possible de chercher des vidéos sous-titrées dans la recherche avancée.

Nazotte oboeru otona no renshû kanji

J’allais oublier. Si vous possédez une Nintendo DS, sachez qu’il existe de nombreux jeux pour réviser les kanjis. Je pense par exemple à Nazotte oboeru otona no renshû kanji (なぞって覚える大人の練習漢字) soit « révisions pour adulte des kanjis – tracer et mémoriser ». La console n’est pas zonée ce qui permet de jouer aux jeux japonais. Ce n’est malheureusement plus le cas avec la Nintendo 3DS 🙁 J’en profite que vous pouvez par la même jouer aux jeux japonais pour progresser en compréhension écrite. Je vous conseille d’essayer les RPG japonais qui sont bourrés de dialogue.

Enfin, vous pouvez apprendre le japonais seul dans la rue, en dehors de chez vous. Dès que vous vous trouvez dans une situation que vous ne savez pas formuler en japonais, eh bien tentez de la décrire tout de même ! Essayez d’abord de trouver les mots qui correspondent aux objets qui vous entourent puis formulez une phrase comme vous le pouvez, avec la grammaire que vous maîtrisez. Vous pouvez prendre note de cette situation et trouver la meilleure phrase en rentrant chez vous avec Tatoeba que j’ai cité plus haut par exemple. Voici un exemple simple. Je me trouvais il y a quelques mois dans un train bondé et cherchais la traduction de « se tenir à la rampe ». Je ne connaissais pas la traduction et ai mémorisé cette lacune. Une fois à la maison, j’ai pu trouver la traduction (手すりに寄りかかる) et la mémoriser d’autant mieux jusqu’à aujourd’hui.

Apprendre le japonais dans une association

En complément, d’un travail personnel important à mettre en place, l’apprenant peut s’inscrire dans une association pour apprendre le japonais. Je trouve difficile de maîtriser cette langue seulement en s’inscrivant à un cours hebdomadaire ou même en suivant un cours particulier. C’est cependant un bon complément pour apprendre en groupe cette langue.

Minna no nihongo

Il est possible d’apprendre le japonais dans le Nord Pas-de-Calais grâce à plusieurs écoles et associations. Pour ma part, j’ai été élève de l’école japonaise de La Madeleine près de Lille en 2008-2009 puis je me suis réinscrit l’an passé. Nous utilisions une méthode complètement japonaise, le Minna no nihongo (みんなの日本語). L’école propose des cours pour collégiens, lycéens et adultes français sur quatre niveaux. Je suis donc un cours d’une heure et demie le mardi soir après le travail. C’est un bon moyen de se forcer à pratiquer au moins une fois par semaine. Il existe également l’association Japon et Culture qui dispense des cours de japonais et organise régulièrement le passage du test kanji kentei. Les arrageois pourront s’inscrire à l’amicale franco-japonaise d’Arras tandis que les dunkerquois se renseigneront auprès de l’association « Des savoirs » qui proposent un atelier japonais.

Vous pouvez connaître les associations et écoles qui proposent des cours de japonais dans votre région sur le site de l’ambassade du Japon en France. Pour les franciliens, je conseille la lecture d’un article qui détaille où apprendre le japonais sur Paris. Pour finir sur une touche d’humour, vous pouvez lire le ressenti d’un apprenant en japonais à propos de son cours de japonais dans une association. Il y décrit les différents profils qui fréquentent selon lui ce genre de cours. À prendre avec des pincettes bien sûr 😉

Apprendre le japonais au lycée ou à l’université

Si vous êtes encore collégien, lycéen ou étudiant il est encore temps de vous inscrire à des cours de japonais pendant votre scolarité ! N’importe qui peut également s’inscrire à la fac pour suivre une licence de japonais bien sûr quelque soit l’âge.

Université de Tokyo

Les collégiens et lycéens peuvent choisir, si leur collège ou leur lycée le propose, d’apprendre le japonais en LV1 ou LV2. Le programme de LV3 a été abrogé à la rentrée 2010-2011. Dans le Nord, il est possible d’apprendre le japonais au lycée européen Montebello de Lille ou au lycée Antoine Watteau de Valenciennes. Vous pouvez trouver de précieuses ressources à propos de l’épreuve de japonais au baccalauréat sur Internet. S’y trouvent plusieurs annales tirées des sujets à partir de 2002, ainsi qu’une description de l’organisation de l’épreuve, les barèmes ainsi que la liste des académies où peuvent être passé le japonais au bac. Il est également possible de consulter l’ensemble des programmes au collège et pour chaque classe au lycée. Le manuel Manekineko que j’ai évoqué plus haut permet de se préparer au bac avec des textes et questions adaptées à l’épreuve de compréhension et d’expression.

Vous pouvez choisir d’étudier le japonais à la fac en vous inscrivant par exemple pour une licence LCE spécialité japonais qui propose des cours de langue, de civilisation et de littérature. Suite à cette licence, il est possible de continuer vers un master plus spécifique. Les débouchés sont peu nombreux suite à ce genre de diplôme : traduction, interprétation, recherche, journalisme ou enseignement. Je pense qu’il vaut mieux mêler l’apprentissage de la langue japonaise à une spécialité, technique ou autre, comme l’informatique par exemple. Sachez également qu’il est possible d’étudier le japonais sous la forme de séjours linguistiques au Japon où l’étudiant est placé chez l’habitant ce qui renforce l’immersion. Pour finir, il existe aussi des cursus ouverts aux étrangers à l’université japonaise.

36 réflexions au sujet de « Où apprendre le japonais ? »

  1. Super article François ! Très complet !

    Sur Paris, la solution la moins onéreuses ce sont les cours de la Mairie de Paris. Attention, ils sont très demandés. Il faut envoyer son dossier le jour même d’ouverture des inscriptions (en général début septembre) et ne pas hésiter à téléphoner.
    En général, il faut attendre un an pour avoir une place. En trois ans, l’enseignement couvre tout le Minna no Nihongo 1. Il est possible de continuer ensuite dans une assoc réservés aux anciens élèves de la mairie de Paris, avec des tarifs toujours très bas.

    Pour info, un niveau Deug en japonais correspond à peut-près au deux premiers tomes du Minna. Je mets aussi un lien ici vers l’école de ma prof japonaise :
    http://www.ecolefujiyama.fr/
    La solution prof particulier permet d’avancer plus vite, où, dans mon cas, de ne pas m’arrêter dans mon apprentissage ! Le japonais est une langue difficile et seul, on a tendance à se démotiver, rencontrer des difficultés de compréhension.

    En plus, la pédagogie japonaise – que le Minna no Nihongo applique – ne facilite pas du tout l’apprentissage. Il favorise la répétition et le par-coeur de formes figées sans forcement en comprendre la logique.

    Mais quel bonheur de pouvoir se débrouiller !

  2. Merci pour ta contribution. C’est avec ce genre de commentaire que les articles peuvent s’enrichir 🙂 C’est vrai qu’un prof particulier peut être une sorte de coach qui motive l’apprenant ! La méthode minna no nihongo n’est pas tellement adapté à un nouvel apprenant… à moins de connaître déjà les kana d’entrée ?

  3. Le gros avantage de la prof, pour moi, c’est de m’avoir débloqué à l’oral. J’ai réalisé qu’avec les bases, on peut déjà exprimer beaucoup de chose. Je connaissais les kana avant d’attaquer le Minna (j’ai fait un semestre validé à la fac de Jussieu). Mais ce que je reproche au Minna c’est vraiment sa méthode et son approche de la grammaire qui ne t’incite pas à comprendre.
    Je suis partiale, j’aime pô le Minna 😛

    Enfin, les japonais ne sont pas connu pour leur pédagogie 🙂 il suffit de voir ce que leur système d’apprentissage des langues à l’école a générée…

    (et grace à toi, je fais du calcul mental. Ce qui est un vrai exploit)

    1. C’est vrai que c’est difficile de s’exprimer seul à l’oral et surtout de savoir si la prononciation est bonne ! Écoute, je ne comprends pas comment on peut apprendre le japonais sans d’abord connaître par cœur les kana qui ne sont pas si difficiles à assimiler. Tu connais d’autres méthodes de japonais en japonais ou dans une langue autre que le français ?

      J’ai souvent lu qu’il valait mieux avoir un prof de japonais qui n’est pas japonais car l’étranger qui enseigne a une vision plus objective de cette langue. C’est sûrement valable dans d’autres langues. D’ailleurs on a tous eu plein de profs de langues français qui enseignaient l’anglais, l’espagnol ou l’allemand à l’école 😀

      (Tu fais du calcul mental pour compter le nombre de kanjis que tu connais ? ^^)

  4. A la fac j’avais un vieux truc tout poussiéreux qui était aussi japonais. Et maintenant, à Jussieu, le Minna est de rigueur. Au risque de te choquer, je trouve que « le Japonais en manga » chez glénat est pas mal du tout pour les explications grammaticale (même si les dessins brûlent les yeux).

    La grammaire systématique est LA référence à condition d’avoir déjà un niveau très correcte. Et puis, le style académique est vraiment pas simple.

    Pour les Kanji, j’ai toujours mes bouquins « imprimés maison » de la fac. Je suis totalement adepte du « manuel des kanjis usuels » de l’Asiathèque. Hélas, le bouquin est quasi-introuvable. Il classe les kanjis par clefs, ce qui facilitent beaucoup l’apprentissage.

    Mais après des années, je n’ai connais que 200 / 250. Pitoyable
    hein…

    Et pour le vocabulaire, l’incontournable c’est « Les mots du japonais » chez Ellipse. Un classement thématique du vocabulaire extrêmement clair. Un achat plus judicieux qu’un dico quand on a internet 😉

    1. C’est marrant j’ai pensé tout de suite au Kanji to kana en lisant « vieux truc tout poussiéreux » 😀 Et non, tu ne me choques pas du tout, il est excellent le japonais en manga de Marc Bernabe ! Les dessins sont moyens mais les explications grammaticales sont très bien je suis d’accord avec toi. J’ai d’ailleurs très vite progressé seul avec cette méthode.

      Il faut parfois relire deux ou trois fois les phrases pour comprendre la grammaire systématique. Je l’avais lue alors que je débutais. Tu l’as lue aussi en entier ?

      Pour revenir sur les kanjis, je pense qu’il faut passer par Internet pour les apprendre, avec bien sûr du papier et un crayon sous la main ! Il est possible de tester ses connaissances sous forme de quizz sur Kanji Master. Tu apprends encore les kanjis ?

  5. J’ai une copine prof de Japonais qui « ré-interprète » La grammaire systématique pour m’en faire des cours simples sur des points particuliers. Donc je n’ai pas à me fader sa lecture 😛

    Quant aux kanji, je suis en « pause » en ce moment. Je rame un peu au niveau grammaire (j’attaque le passif) donc je veux me concentrer sur la consolidation de mes acquis. Je songe à investir dans une DS. Il y a pas mal de petit jeu pour l’apprentissage ludique et l’exercice des tracés.

    Je n’ai pas dis mon dernier mot ! Je compte bien m’y coller de nouveau !

    Tu as un niveau de japonais courant ? Peux-être peux-tu me conseiller des romans jeunesses d’une lecture vraiment simple (avec furigana obligatoire) ?

    1. C’est malgré tout très bien expliqué. J’ai récemment relu toute la partie sur le conditionnel et ça m’a rafraîchit la mémoire sur les nuances.

      Oui, il y a même des jeux pour préparer le kanji kentei 🙂

      J’ai un niveau intermédiaire avancé avec peut-être plus d’aisance à l’écrit. Tu peux essayer de te procurer Kaguya no hime qui a été traduit récemment par Pierre et Kaeko et l’association Japon & Culture de Lille. Le livre est bilingue français/japonais et était à l’origine un travail proposé aux étudiants en japonais de l’université Lille 3. Tu connais l’histoire ?

  6. Excellent article! Personnellement, j’ai fait mes 2 premières années d’université avec les 2 premiers volumes du Minna no nihongo. Je le recommande chaudement!

  7. Vous me faites halluciné quand même. J’ai l’impression que pour vous cela a été une formalité d’apprendre la langue.

    Quand je pense que j’ai lutté pour apprendre quelques mots et qu’en plus je les ai déjà tous oublié!!!
    Bon j’avoue avoir une mémoire très très sélective et que c’est même difficile dans la vie de tous les jours, mais quand même!

    Vous me faites rêver. J’ai déjà acheter plusieurs bouquin pour apprendre le jap, notamment « Assimil de poche » et « Le japonais pour les nuls ». Très bons livres, mais pour moi apprendre seul c’est vraiment insurmontable. Il faut je pense être extrêmement rigoureux et persévérant.

    En tout cas très bon article!

    1. Avec du recul, non ça n’a pas été une formalité. Il m’a fallu et il me faut encore du temps pour découvrir encore et toujours plus dans cette langue magique ! Notamment encore plusieurs centaines de kanjis ! J’en sais bien peu comparé à certains.

      Je pense qu’avec un minimum d’organisation et d’assiduité l’apprentissage du japonais est à la portée de tous. Personne n’est incapable d’apprendre cette langue 🙂

      Je me demande ce que vaut le japonais pour les nuls… cette série de livres n’est pas réputée pour être très pointue sur les sujets qu’elle traite. Après j’abordais l’apprentissage en autodidacte du japonais car le sujet de cet article est où apprendre le japonais autant à propos du lieu que des ressources (accessibles seul) 🙂

      Merci pour votre compliment en tous cas ça fait plaisir !

  8. Fox : c’est bien je pourrai dire que je connais au moins une personne qui recommande le Minna 😛
    Mais si tu as suivi des cours à l’université, je pense que les profs ont donnés des cours en compléments et ne se sont pas « limiter » à suivre le contenu pédagogique du Minna.

    François : Merci beaucoup pour la référence du bouquin ! J’hésitais à me prendre des contes bilingues anglais / japonais. Là c’est top !! Je pense que le niveau risque d’être encore trop élevé pour moi. Mais je garde ça sous le coude 🙂

    1. Si je cherchais plus je pense pouvoir te trouver d’autres livres mais là comme ça c’est le seul qui m’est venu à l’esprit. Si tu en as à proposer n’hésite pas à les partager ici 🙂 !

  9. C’est assez difficile aujourd’hui d’apprendre tous seul, seul la volonté compte, aujourd’hui j’ai essayé d’apprendre depuis presque 3 ans le japonais mais sans réel succès, aujourd’hui lâcher un peu prise pour me concentrer réellement sur mes études parce qu’après tout si on est pas motivé ça sert à rien ou du moins trop peu pour le temps qu’on a investi.

    J’ai quelques amis qui ont le projet de voyager là bas mais pour autant l’apprentissage de la langue n’est pas obligatoire, après pour y vivre, là c’est sur va falloir apprendre.
    Actuellement à l’université de paris dauphine, notamment à l’inalco il y a des possibilités d’avoir des cours gratuitement de Japonais.

    François, ne conseilles-tu pas « le japonais pour les nuls »? Je l’avais entre mes mains pendant quelques mois mais je l’ai revendu =).
    Laura.

    1. Bonjour Laura, merci pour ton commentaire !

      C’est vrai que c’est pas évident pour se motiver seul mais surtout pour trouver du temps… Le mieux est d’apprendre en étant étudiant comme je l’ai fait. Après les bases solidifiées et actif il faut se perfectionner en touchant un peu à tout je pense. L’important c’est de se fixer des objectifs et de s’y tenir. Par exemple, lire trois articles de journaux en japonais par soir, écouter deux podcasts tous les mardis, réviser quelques kanjis le week-end…

      Bien sûr que tout le monde peut voyager au Japon sans parler la langue, surtout avec un minimum d’organisation. Pour vivre dans un pays étranger je suis également convaincu qu’il faut connaître un minimum la langue et la culture nationale… et je dis ça bien que le faux-débat sur l’identité nationale m’exaspère !

      J’aimerais bien avoir des retours sur des élèves diplômés de l’INALCO. Si je n’avais pas choisi l’informatique et je pense que je m’y serai lancé ! Comment ça des cours de japonais gratuitement ?

      Je n’ai pas testé le « japonais pour les nuls » mais je connais la réputation de cette collection qui d’après les critiques ne va pas assez au fond des choses. Bon après faut pas s’attendre à autre chose vu le titre ! Qu’as-tu pensé de cette méthode ? Qu’a t-elle en plus par rapport aux autres ?

  10. C’est bien de prendre des cours avec une association pour plusieurs raisons:
    – le rythme est moins soutenu qu’à la fac, ce qui permet de bien assimiler les bases
    -on rencontre du monde et on peut échanger sur sa passion
    -on peut travailler en groupe en dehors des cours

    Pour répondre sur l’ouvrage,le japonais pour les nuls, il n’est pas très bien fait, il comporte en plus des erreurs.Le meilleur à l’heure actuelle est le mina no nihongo et vient apres le manekineko.

    1. Réflexion très juste ! Après je dirai que la perception des cours de japonais diffère selon les profils et les objectifs de chacun. C’est vrai que fréquenter une association/école pour apprendre le japonais est une très bonne façon de pratiquer régulièrement et d’être soutenu 🙂

  11. Hey François, je profite que tu sois sur Paris pour passer sur ton blog. Le rapport ? Euh non en fait y’en a pas 😀

    Je suis toujours impressionnée de voir à quel point tes articles sont clairs et complets. Ca me donnerait presque envie de me remettre au japonais. Mais en ce moment si tu veux, je manque de temps, que si j’en avais et bien je dormirais par exemple ^^

    Je regrette aujourd’hui ne pas avoir appris cette langue dans le cadre de mes études. Mais je me souviens qu’à cette époque, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire de ma vie (je ne savais même pas que dessiner était un métier :p). Aujourd’hui, j’apprends seule le japonais, je fais des exercices sur internet et j’ai acheté pas mal de bouquins.

    D’ailleurs mon avis sur le « Japonais pour les nuls » puisque tu n’en as pas, c’est que le début du livre explique bien les bases certes, mais ensuite c’est surtout des phrases toute faites, pour commander à manger, demander son chemin dans la rue etc. Paradoxalement, c’est le livre que je conseillerais si on va en vacances au Japon, mais qu’on ne veut pas apprendre la langue ! Mais moi je le voulais et j’ai été vite frustrée. Du coup j’alterne entre plusieurs méthodes, j’ai pas mal avancé avec « Parlons japonais ». Mais tout seul c’est pas évident, pour garder un rythme ou s’entraîner à l’oral. Le meilleur moyen reste encore d’être dans le pays, ne ? ^_^

    Youhou j’ai écrit plein de trucs ! C’est dur aussi d’être limité à 140 caractères (surtout que moi j’ai la plume facile). Du coup je me lâche sur ton blog 😛

    PS: tu me dois un cours privé il me semble ! 😉

    1. Hey Sophie, merci pour ton (long) commentaire ! Tu pensais que les commentaires étaient validés automatiquement ? 😉

      Clairs et complets il faudrait faire un audit pour valider ton propos. Je n’ai pas la prétention d’aborder ce sujet de fond en comble mais de donner quelques pistes hein. Si tu as besoin d’aide ou d’un coach pour te remettre à la langue n’hésite pas ! Il y avait des ressources qui t’étaient inconnues dans l’article ?

      Faire des études de japonais je trouve ça très dangereux ! Autant apprendre à côté d’une spécialité ou d’un domaine (droit, informatique…). Tu vas me dire que c’est un cliché mais les débouchés sont assez limités malheureusement…

      Tu as utilisé le japonais pour les nuls ? C’est vrai qu’il y a patate de bouquins qui donnent simplement des phrases types pour aider le touriste. Je trouve que c’est de l’arnaque puisqu’il existe des sites pour ça (jisho.org, tatoeba.org entre autres). Après c’est vrai que le bouquin se charge pour le lecteur (pressé) de classer les phrases utiles en catégories… Bon je me répète mais si tu as besoin de quelqu’un pour te motiver je suis là *message subliminal* 🙂

      Oui, le mieux reste de pouvoir pratiquer la langue au quotidien (pas forcément dans le pays d’origine), pourquoi pas au boulot si tu as des clients japonais par exemple ^_^

      Oui les 140 caractères sur Twitter ne sont pas suffisants, il faudra vraiment penser à se rencontrer un jour sur Paris, Lille ou ailleurs pour parler plus longtemps 🙂 ! On pourra faire un cours privé pendant ce temps là, pourquoi pas pendant un week-end complet plutôt qu’une journée à la limite si tu as le temps !

      1. Je suis d’accord sur le fait que faire des études de langue uniquement, ça peut être dangereux. D’ailleurs au Japon, ya pas trente-six boulots pour les étrangers : traducteur, prof, serveur ou… mannequin :p

        Toute façon en faisant l’école d’art, je n’avais ni le temps ni l’occasion d’apprendre une langue à côté. Mais je me dis que j’aurais préféré apprendre le japonais à la place de l’espagnol en LV2 par exemple, ça ne m’a absolument pas servi x_x
        Mais bon, le temps ça se trouve donc c’est pas une excuse…

        En fait le japonais pour les nuls c’est le premier livre que j’ai acheté, il y a plusieurs années. Pour commencer ça me suffisait, j’avais les bases mais je me suis retrouvée très vite limitée, surtout grammaticalement. Mais comme je l’ai dit, ça m’a quand même servi pendant mon dernier séjour (ça m’a notamment sauvé la vie quand j’ai voulu faire du shopping. A la fin je connaissais par coeur des phrases telles que ちょっと着てみてもいいですか (très utile !! 😀 )

        1. T’as oublié l’informatique, c’est assez porteur un peu partout… je ne peux donc pas postuler pour un poste de mannequin *cliché geek inside* ^_^

          Entièrement d’accord pour le japonais à la place de l’espagnol ou de l’allemand mais seulement y’a pas tellement de lycées qui proposent ça (en province du moins). Tu en connais qui donnent des cours de japonais en LV1/LV2 sur Paris ?

          C’est vrai que ce genre de bouquins permet de connaître rapidement des tournures qui reviennent souvent ! Bon ben en Belgique, tu pourras dire ちょっと食べてみてもいいですか ( ah zut ils parlent pas la langue ^_^; ).

  12. Moi aussi j’ai appris le japonais par moi-meme. Ce n’est pas impossible, c’est sur que c’est plus dur qu’une langue européenne, mais honnêtement au niveau de la prononciation c’est certainement la langue la plus facile au monde. Il y a plein de moyen pour apprendre le japonais grâce aux ordi de nos jours.

    Tu as les podcast (avec iTunes), qui donnent gratuitement des cours vidéos ou audio.
    Tu as les applications pour smartphone, perso moi j’aime bien « JLPTStdyFree », « Hiragana », « JapaneseFree »… Et tout ça gratuitement.
    Tu as les logiciels payants, mais pourquoi payer?
    Tu as des quantités phénoménales de sites dont :

    http://wakayamaenvue.com/Wakayama_En_Vue%21/Langue_Japonaise.html

    que j’aime particulièrement puisque tu peux non seulement apprendre la langue mais aussi la culture, tout sur la nourriture et les cotes pratiques de la vie au Japon.

    Sinon a Paris (pour ceux qui habitent Paris) il y a plein d’associations ou tu peux apprendre le japonais, « AAA » par exemple, et il y a également dans cette écoles plein de japonais qui veulent apprendre le français, et donc des possibilités de faire des échanges linguistiques et de se faire des amis.

    Bon courage a tout ceux qui veulent apprendre le japonais, et surtout beaucoup de patience et de régularité dans l’apprentissage! 😀

    1. Oui c’est pas vraiment difficile juste différent de nos langues occidentales. Les principales qualités d’un apprenant en japonais sont sa régularité et sa curiosité ! Merci d’avoir partagé ton site en tous cas !

  13. Merci vraiment pour cette article qui va certes m’aider pour toutes les méthodes d’apprentissages que tu proposes,notamment le jeux sur DS, c’est assez original de proposer une technique comme celle ci et à l’air de marcher pour la mémorisation des kanjis d’après ce que tu dis. J’ai actuellement 13 ans et souhaite vivre au Japon, mais avant tout cela restes l’apprentissage de la langue. J’ai commencé à m’y mettre seule avec les techniques d’Internet mais pour approfondir encore plus, je pense tester les livres recommandés. Actuellement je cherche un lycée qui met en place l’apprentissage du la langue en Lorraine (Plus précisément en Moselle, et si possible non dans le privée).
    Un système avec une correspondance Franco-Japonaise qui serait un petit plus je pense de se procurer une correspondante Nippone !
    Si les lycées manques dans ma région (ce qui est le cas), je pense suivre l’apprentissage de la langue en Fac’. En tout cas je suis très motivée pour un jour vivre au pays du soleil levant. Encore merci d’avoir fait cet article François !

  14. Bonjour,

    Un grand merci pour votre article très complet et qui aidera de nombreuses personnes intéressées par la langue japonaise.

    Pour information, je m’occupe de l’école Quartier Japo, située à Paris : http://www.quartier-japon.fr/

    Nous proposons :
    > des cours de japonais
    > des ateliers de présentation de la culture japonaise (calligraphie, ikebana, furoshiki, kitsuke, nihon-buyô…)
    > des articles et photos en libre accès sur notre Wiki Japon
    > et bien d’autre encore !

    Ce sera avec plaisir que je répondrai à vos questions et vous accueillerai.

    Stéphane Paumier
    stpaumier@quartier-japon.fr

  15. Pour les personnes sur place, l’idéal est de se faire des amis japonais. C’est assez difficile au départ mais en fouillant dans les izakayas, c’est trouvable ! 🙂 Perso, je me suis fait beaucoup d’amis parmi les élèves à qui j’enseignais le français (des sites comme gaijin-cafe.net entre autre).

    Aussi un livre que je recommande pour faire le malin devant des japonais:

    日本人が「9割間違える」日本語
    (trouvable sur amazon japan)

    Enjoy ~

  16. Bonjour je me demandais si on peut apprendre le Japonais en fac ou université pour le plaisir car je ne pense pas me diriger vers interprète ou bien professeurs de français au Japon ^^’ est ce donc possible d’être accepté en cours sans pour autant devoir faire d’autres cours annexes qui ne m’intéressais donc pas … J’espère ne pas posé une question bête et ai hâte de voir vos réponses 🙂

  17. Bonjour Alexandre,
    Tout d’abord, aucune question n’est bête ! Par le biais des questions posées, souvent on peut en tirer quelque enseignement. Par exemple, dans le cas de l’association et du site dont je m’occupe, lorsque je reçois des questions sur les visiteurs, je me dis « ah, c’est donc que ce n’est pas clair sur le site. Je vais donc essayer de rendre l’information plus claire » ! ^_^

    Quant à votre question : de nombreuses personnes apprennent le japonais pour le plaisir. Egalement parce qu’elles souhaitent préparer un voyage au Japon, parce que leur conjoint(e) est Japonais(e)…
    Bon apprentissage.

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